On aurait tendance à les ignorer, mais nombre d’auteurs africains font partie des grands auteurs de la littérature mondiale. Cette ignorance est pour beaucoup liée à l’histoire du continent africain. Avant qu’il ne soit colonisé par les grandes puissances européennes, la tradition littéraire de l’Afrique était essentiellement orale.
Elle n’est devenue écrite que tardivement et est restée confinée plusieurs décennies après son apparition dans les thématiques coloniales et post coloniales. Ce qui a donné lieu à la publication de quelques ouvrages majeurs.
Mais, avec la prise de conscience de ce que représente aujourd’hui le continent africain, et notamment sa puissance nouvelle, la littérature africaine a pris un essor considérable. Les thématiques des auteurs africains vont désormais bien au-delà de la seule question coloniale. On peut dire qu’en n’ayant jamais oublié leurs racines culturelles les plus profondes et en exprimant les tourments et les enthousiasmes vécue par une population en plein développement, tout en étant plongée dans une modernité souvent cruelle, leurs ouvrages constituent un incontestable apport qui dépasse ses contours géographiques.
Pour une simple et bonne raison, à l’aune de son public natif, un bon auteur africain est un auteur dont les histoires doivent être sources d’enseignement. Or ce qui est valable pour ce public l’est aussi désormais pour celui qui est né sous d’autres horizons et qui partage somme toute les mêmes questionnements. De ce point de vue, les réponses apportées par les auteurs africains pourraient bien être de celles qui ont conduit l’Afrique à être le berceau de l’humanité,
2 auteurs africains centrés sur les traditions
D’une manière générale, on peut classer les thèmes abordés par la littérature africaine en trois catégories. La première de ces catégories est celle où les traditions culturelles du continent, habituellement orales, se manifestent le plus.
Cette approche fondée sur la tradition est courante, notamment, chez les auteurs hispanophones, italophones ou japonais. De fait, pour tout écrivain, elle est une indéniable source d’inspiration et un moyen assuré d’éviter tout syndrome de la page blanche. Sans compter qu’elle facilite la sortie de sa zone de confort et le lancement de tout projet éditorial.
Dans la littérature africaine trois auteurs s’y sont particulièrement distingués.
Amadou Hampâté Bâ, Contes des sages d’Afrique

Né au Mali, à Bandiagara, en 1901, mort à Abidjan en 1991, Amadou Hampâté Bâ est un grand défenseur de la tradition orale, et notamment de celle des Peuls. Il est universellement connu pour avoir déclaré lors d’une assemblée générale de l’Unesco :
En Afrique, quand un vieillard traditionnaliste meurt, c’est une bibliothèque inexploité qui brûle.
L’expression a si bien prospéré qu’elle a changé un peu de nature en devenant plus universelle. On lui préfère désormais :
Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brule.
Ce faisant Amadou Hampâté Bâ, surnommé le « Sage d’Afrique » ou le « Sage de Marcory » a mis en avant un élément fondamental de la culture africaine qui est celui de la place réservée par la société aux aînés. Difficile d’y envisager une légalisation de l’assistance au droit à mourir comme peuvent le faire certaines sociétés occidentales.
A tel point que cette prise en compte de l’expérience que recèlent les aînés a incité, notamment, de nombreuses municipalités françaises à installer des Conseils des Aînés. Force de propositions les seniors y jouent un rôle actif auprès des instances locales qui ne se limite pas à une demande spécifique d’assistance aux personnes âgées, même si elle peut souvent y faire penser.
Dans ses « Contes des sages d’Afrique » paru aux éditions du Seuil en 2018, Amadou Hampâté Bâ transmet ainsi :
Une forme de sagesse traditionnelle où la nature est toujours présente et où l’on aborde les rapports avec la vie, la mort, la maladie, mais aussi le pouvoir, la jalousie, l’apprentissage d’une sagesse.
Et pour certains de ses lecteurs :
Ce livre qui doit être utilisé comme un guide spirituel et non comme un simple livre de contes nous présente à travers différentes histoires les croyances ancestrales du peuple africain en mettant plus l’accent sur le peuple peul.
Ces contes sont issus de la tradition populaire africaine et non donc pas été écrit en tant que tel par Amadou Hampâté Bâ, mais seulement recueillis par lui. Comme tout traducteur, il y a mis évidemment une touche personnelle.
De sorte que pour accéder à sa pensée et approfondir la sagesse des contes, une des meilleures portes d’entrée est sans aucun doute ce roman qu’il a « Amkoullel, l’enfant peul« , publié en 1991 et qui a obtenu, la même année, le prestigieux grand prix littéraire d’Afrique noire.
Amkoullel, L’enfant peul
Amkoullel, l’enfant peul est un roman autobiographique. Il y retrace l’enfance et l’adolescence de Amadou Hambâté Bâ au royaume islamique de Bandiagara, au début du XXme siècle.
Il y décrit notamment son passage par l’école coranique suivi par celui à l’école des colons blancs. A travers un récit haut en couleurs, l’auteur illustre deux principes fondamentaux de la culture malienne à cette époque : le sens de l’honneur et le respect du à la mère.
Bon connaisseur et de l’homme et de sa culture, Théodore Monod, qui l’a accueilli en son temps à l’Ifan, saluera en lui le sage, le savant et le guide spirituel.
Léopold Sédar Senghor, Ethiopiques

L’auteur du recueil de poèmes « les Ethiopiques » a incontestablement marqué l’histoire du continent africain en tout cas du Sénégal. celui dont on a dit qu’il était le prince des poètes est né au Sénégal en 1906 et est mort en 2001 en Normandie.
Chantre de la négritude aux côtés d’Aimé Césaire dans les années 30, à une époque où les empires coloniaux paraissaient indestructibles, ce concept, aujourd’hui dépassé, était une façon de revendiquer pleinement une identité culturelle que l’administration coloniale aurait volontiers gommer sans sourciller.
Le concept de négritude
Pour lui, disait-il :
Objectivement, la négritude est un fait : une culture. C’est l’ensemble des valeurs – économiques et politiques, intellectuelles et morales, artistiques et sociales – non seulement des peuples d’Afrique noire, mais encore des minorités noires d’Amérique, d’Asie, d’Océanie …
Prenant le meilleur de ce que cette administration pouvait lui offrir, Léopold Sédar Senghor eut des débuts professionnels dignes des meilleurs esprits de l’époque. Elève en prépa littéraire à Louis le Grand, il réussit avec brio le concours d’agrégation en grammaire en 1935 après avoir obtenu sa licence en lettres en 1931. Le lycée Descartes à Tours accueillit ses premiers pas de professeur.
Ce cursus illustre un des principes directeurs de ses relations avec l’administration française :
Assimiler sans être assimilé.
La seconde guerre mondiale change tout. Mobilisé, il est fait prisonnier par les allemands. Après la guerre, il milite au sein de la SFIO, il devient parlementaire et participe aux travaux de la commission chargé de rédiger la constitution de la Vème République. C’est pendant cette période riche en bouleversements que Léopold Sédar Senghor écrit, de 1947 à 1956, les Ethiopiques.
Le prince des poètes
Il y affirme une tonalité spécifiquement africaine. De ce point de vue, dit-il :
Le poème n’est accompli que s’il se fait chant, parole et musique en même temps.
Avec l’indépendance du Sénégal en 1960, la carrière de Léopold Sédar Senghor prend un tour nettement politique. Il en devient le premier président, écrit les paroles de l’hymne national, le lion rouge, et le restera jusqu’en 1980. Non sans avoir traversé quelques crises dont il se sortira à moindre frais comparé à ses voisins.
L’homme d’Etat
Sa carrière politique terminée, il jouera un rôle actif au sein de la francophonie. Loin de renier ce que la culture française avait pu lui apporter, il fut d’ailleurs élu membre de l’Académie française en 1983, il s’efforcera de faire de sa langue qu’il maîtrisait totalement un outil au service d’un humanisme intégral susceptible d’être tissé tout autour de la terre.
Symboles d’une vie exemplaire au service de la cause africaine et de la culture francophone, Léopold Sédar Senghor a reçu de multiples distinctions et a donné, entre autres, son nom à la promotion de l’ENA 2002-2004, celle-là même dont fit partie Emmanuel Macron.
Le vœu de Champagney
A noter enfin qu’il parraina la maison de la négritude et des droits de l’Homme à son ouverture en 1971 à Champagney dans le département de la Haute Loire. C’est aujourd’hui un très beau musée dont la fréquentation est en progression constante. Lors des états généraux de 1789, Champagney fut, en effet, la seule commune à inscrire parmi les vœux figurant sur son cahier de doléance celui d’abolir l’esclavage. L’histoire l’a retenu comme le vœu de Champagney.
2 auteurs africains centrés sur la thématique coloniale et post coloniale
Abdoulay Mamami, Sarraounia

L’auteur de Sarrounia est né au Niger en 1932 et y est mort en 1993. Sarrounia est son principal ouvrage. Son engagement politique au sein du Parti Progressiste Nigérien lui vaut de sérieux démêlés avec le pouvoir en place. Député de Zinder, son lieu de naissance, à 25 ans, il ne tarde pas à être emporté par les remous de l’indépendance du Niger en 1960.
Il n’y revient qu’après un exil de 14 ans, pendant lequel il voyage beaucoup sur le continent africain et en Amérique. A cette occasion, il se rapproche du mouvement des Black Panther. Son retour se passe mal et il est emprisonné. Il ne sera libéré qu’en 1980.
C’est après sa libération qu’il publie son roman Sarraounia. Ce sera un grand succès et il fera l’objet d’un film réalisé par Med Hondo. Ce dernier sera primé au festival de cinéma africain de Ouagadougou.
Une histoire inspirée par des faits réels
L’histoire de Sarraounia est inspiré de faits réels. Ceux de la lutte entre la reine Azna des villages de Lougou et de Tongana et la mission Voulet-Chanoine du nom des deux capitaines qui la commandaient.
Cette mission dont le nom officiel était mission Afrique centrale Tchad avait pour objectif de nouer des alliances avec les pouvoirs locaux pour étendre pacifiquement l’empire colonial français dans la région.
Très vite les deux capitaines commandants la mission n’en ont fait qu’à leur tête et ont transformé leur colonne de 700 soldats et 2000 porteurs en une colonne infernale brulant tout sur son passage. Une femme, une cheffe de guerre des villages de Lougou et Tongana s’opposera à eux, sans toutefois parvenir à les défaire.
Une reine s’oppose au délire de deux capitaines livrés à eux-mêmes
C’est cette histoire que raconte Abdoulay Mamani et au-delà celle de la conquête forcée de l’Afrique par les forces d’un empire colonial. Récit romancé puisque en langue Haoussa, Sarraounia signifie « reine ». Il s’agit du combat d’une « reine » contre les exactions d’un pouvoir oppresseur et non pas, somme toute, de tel personnage historique particulier.
Pour finir l’aventure des deux capitaines finira mal pour eux, puisque malgré l’écho assourdissant de l’affaire Dreyfus à la même époque, devant le scandale de leur comportement inadmissible, le ministère de la guerre les relèvera de leur commandement.
Atteints de « soudanite« , ils refusèrent de s’y plier, tuant l’émissaire gouvernemental venu leur signifier la fin de leur commandement, déclenchant par là même une mutinerie de leur troupe. Laquelle finira par les éliminer purement et simplement.
C’est avec un grand talent de conteur que Abdoulay Mamani raconte un épisode, on ne peut plus emblématique d’une colonisation hors contrôle et loin d’être unique, dont le souvenir est toujours aussi cuisant encore aujourd’hui.
Franz Fanon, Les damnés de la terre

Franz fanon est incontestablement un grand nom de la littérature anticolonialiste. Né à Fort-de-France en 1925, Mort aux Etats-Unis en 1961 d’une leucémie, sa vie aura été brève, mais il aura marqué des générations de colonisés et stupéfait Jean-Paul Sartre.
Peau noire, Masques blancs
A 18 ans, il s’engage dans l’armée de la France Libre, combat en France avec héroïsme et à ce titre reçoit une citation du général Salan. Mais, il y est confronté à un racisme ordinaire et insupportable. Ce sera le thème de son livre « Peau noire, Masques blancs », paru en 1952.
En tout cas, grâce à cette citation il bénéficie d’une bourse qui lui permet de faire des études de médecine et de devenir psychiatre. Nouveau coup du destin, son affectation à l’hôpital psychiatrique de Saint Alban en Lozère est déterminante pour son existence à venir.
Il y fait la rencontre François Tosquelle, père de la psychothérapie institutionnelle. Les principes qu’il y découvre et qu’il applique aux patients dont il a la charge,, ceux de Saint Alban, puis ceux de Blida Joinville, en Algérie, vont nourrir son œuvre et ses engagements.
Les damnés de la terre
Pour lui, la colonisation est un facteur de dépersonnalisation dont on ne peut sortir au fond que par la violence. Agent actif du FLN, nommé ambassadeur au Ghana par le GPRA, soutenu dans ses thèses par Jean-Paul Sartre, il en fera le thème de son livre « Les damnés de la terre », paru quelques jours avant sa mort en 1961.
De ce point de vue, la négritude façon Léopold Senghor ne peut être qu’un passage et certainement pas un aboutissement. Par ailleurs, il ne peut y avoir de culture nationale post coloniale que fondée sur la lutte anticoloniale.
Et enfin, bien que sa formulation ait été faite par un autre auteur anticolonial, Edouard Glissant (1928-2011), comme parler français, c’est devenir blanc, pour sortir de la névrose colonialiste, il faut en désapprendre le langage, d’une manière ou d’une autre.
2 auteurs africains centrés sur les problématiques liées à la modernité
Chimamanda Ngozi Adichie, L’inventaire des rêves
Née en 1977, au Nigéria, au sein de l’ethnie chrétienne et paysanne Igbo, Chimamanda Ngozi Adichie est incontestablement une autrice de classe mondiale. Elle a d’ailleurs récompensée par de nombreux prix qui la situent tous aux tout premiers rangs.
Diplômée des plus grandes universités américaines, sa carrière littéraire a véritablement décollée avec la publication en 2003 de son premier roman « L’hibiscus pourpre ». Il s’git d’un roman d’initiation qui raconte comment une jeune fille de 15 ans parvient, avec son frère, à se libérer de l’éducation très rigoriste d’un père aimé er politiquement engagé.
Ce thème de l’éducation et du conditionnement affectif, notamment en ce qui concerne les filles, irrigue toute son œuvre. Lors d’un récent entretien sur la chaîne YouTube de l’IFC, elle revient sur ce qui lui parait essentiel dans ce domaine.
Interview de Chimamanda Ngozi Adichie
Dans son dernier ouvrage, l’inventaire des rêves, paru en 2025, elle raconte l’histoire de quatre femmes qui cherchent leur épanouissement entre leur pays de naissance, le Nigéria, et leur pays d’adoption, l’Amérique. L’une d’entre elles s’inspire directement de celle, bien réelle, de Nafissatou Diallo. Cette dernière doit sa triste célébrité au scandale impliquant Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du FMI et candidat favori à l’élection présidentielle.
Outre ses romans, par ses prises de position publiques, Chimamanda Ngozi Adichie s’efforce de promouvoir un autre rôle pour la femme africaine que celui que lui imposent souvent la tradition ou son environnement sociologique. A cet égard, une de ses conférences TDx, donnée sous le titre « The danger of a single story« , est particulièrement marquante.
On peut même dire que son sujet et la réponse que lui a apporté Chimamonda Ngozi Adichie a une résonnance universelle. Cet universalisme sous jacent est une des raisons pour lesquelles l’autrice a été largement reconnue par les milieux académiques les plus réputés. Elle a été ainsi élue à l’Académie américaine des arts et des sciences et déclarée docteur honoris causa par l’université de la Sorbonne.
T-shirt Flawless de Dior
Mais, peut – êtee que le titre dont elle est le plus fière est le T-Shirt Dior sur lequel figure le titre Flawless de l’artiste Béyoncé qui renvoit à sa lettre intitulée « Chère Ijeawele » datant de 2017. Dans cette lettre adressée à une amie qui lui demande des conseils pour élever une petite fille qui vient de naître elle développe sous forme d’un manifeste en 15 points ce qui devrait être le fondement de toute éducation.
Elle y écrit notamment, ce qui va bien au-delà d’un parti pris féministe et a une portée, on ne peut plus générale, générale :
Je suis convaincue de l’urgence morale qu’il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l’égard des femmes et des hommes.
En bref, avec Chimamonda Ngozi Adichie, on entre de plain pied dans une littérature dont les thématiques sont post modernes, début 2025, elle a perdu un de ses jumeaux né en 2024 par une gestation pour autrui, et bénéficient de l’éclairage particulier donné par l’origine ethnique et géographique de l’autrice.
Mohamed Mbougar Sarr, La plus secrète mémoire

Né à Dakar, au Sénégal, en 1990, l’auteur de « La plus secrète mémoire », paru en 2021 et récompensé par le prix Goncourt la même année, est le plus jeune lauréat du prestigieux prix depuis 37 ans. Son premier roman, « terre ceinte« , date de 2015.
Il y aborde la question du djihadisme au travers de l’histoire de deux jeunes gens exécutés par les islamistes pour avoir entretenu une relation amoureuse. Mais au-delà, de cette question, l’auteur en profite pour explorer des thèmes beaucoup plus généraux et plus universels. Comme, par exemple, la résistance, le courage, la lâcheté, etc.
Cette thématique contemporaine et post moderne développée dans ce premier roman est la première des autres thématiques du même genre abordée dans ses autres romans. Les migrants avec « Silence de chœur » en 2017. L’évolution de l’homosexualité en Afrique avec de « Purs hommes » en 2018.
Ce dernier ouvrage s’inspire d’un fait divers. Il s’agit du problème que pose l’exhumation scandaleuse du corps d’un goor-jigeen. Ecrit de manière collective, il est aussi une bonne illustration d’une technique narrative particulière, somme toute peu fréquente et ici parfaitement réussie.
Son dernier ouvrage, « La plus secrète mémoire », s’inspire de la vie de l’écrivain malien post colonial, Yambo Ouologuem (1940-2017) On peut le voir comme une réflexion métalittéraire sur la création littéraire et le rôle de la littérature. Avec celui-ci, Mohamed Mbougar Sarr rejoint ainsi les grands auteurs contemporains.
De fait, pour lui écrit-il :
La littérature est un point de vue sur le monde, il n’y a pas la différence entre la vie et la littérature. C’est la même énergie.
La littérature africaine est une littérature très riche et très foisonnante
Les six auteurs africains que met en avant dans la liste qui précède ne sont bien évidemment qu’un échantillon. Celui-ci est forcément subjectif. De fait, la littérature africaine est très riche et très foisonnante.
On ne saurait trop recommander de s’y plonger. On y découvrira alors des cultures qui ne se limitent pas à la période coloniale et décoloniale mais qui traitent aussi de manière originale des problématiques on ne peut plus contemporaines et transculturelles.
De nombreux prix Nobel, quoiqu’on puisse en dire, sont d’ailleurs venus récompenser, à juste titre, au fil des ans des auteurs africains parmi les plus remarquables. Le dernier en date, en 2021, étant Abdulrazak Gurnah qui a dédié son prix « à l’Afrique et aux africains ».



