Les blogs qui donnent des conseils aux auteurs qui veulent se lancer dans l’autoédition sont nombreux. C’est le moins qu’on puisse dire. Mais, évidemment, ils ne se situent pas tous au même niveau. Normal, ils n’ont pas les mêmes ambitions. Suivant la nature de la recherche, on peut être tenté de survaloriser la dimension marketing de l’autoédition. Autrement dit, le but de tous les auteurs autoédités serait prioritairement de vendre des livres et si possible d’en vivre. Or la réalité des auteurs autoédités est un peu plus complexe que cela. La plupart n’écrivent pas pour faire fortune, mais pour donner une forme concrète et visible à leurs écrits. De ce point de vue, le « meilleur » peut devenir le « pire » quand il conduit au découragement.

Réussir une autoédition avec des blogs  centrés sur la stratégie marketing

PHOTO COURSE DE FORMULE 1 - coollibri.com
PHOTO COURSE DE FORMULE 1 – coollibri.com

Le sophisme qui les sous tend

Beaucoup de commentaires sur les blogs consacrés à l’autoédition tendent à ne considérer comme valables que les blogs qui décortiquent les étapes à suivre pour que l’autoédition d’un livre soit une réussite commerciale. 

La démarche est louable. Mais, elle est aussi éminemment trompeuse.

Elle sous entend que la réussite de l’autoédition ne peut se mesurer qu’à l’aune de la réussite de sa commercialisation. Or, le simple fait d’énoncer cette équivalence et d’en faire un impératif  catégorique suffit quasiment à soi seul  à en montrer l’exagération. Ou le sophisme.

Une analogie pour comprendre comment fonctionne un sophisme

Pour mieux le comprendre, on peut recourir à une analogie.  Quand on achète une voiture, on la pare de toutes les qualités et son vendeur est d’ailleurs là pour nous aider à les voir.  Même quand elles n’existent pas vraiment.

Elle est puissante, elle est belle et elle est économique. Or tout le monde n’achète pas une voiture en rêvant de participer à une course sur un circuit de formule 1. 

On peut même dire que la plupart des conducteurs veulent simplement pouvoir aller d’un point à un autre de la façon la plus facile qui soit. 

Il ne leur sert donc à rien de chercher à s’approprier les secrets des meilleurs pilotes de formule 1 et de vouloir conduire comme eux. Si malgré tout, ils se laissent tenter, sans l’avoir bien considéré, contrairement à ce qu’ils pourraient croire, ils prennent en réalité bien des risques. 

Il en est de même d’un livre que l’on veut autoéditer. Quel auteur ne rêve pas à un moment ou à un autre que son livre soit un bestseller ?  Et encore plus quand on lui dit, comme le vendeur de voiture, que pour y arriver, il lui suffit d’apprendre à conduire comme un champion. 

En clair, de faire du marketing et de devenir un entrepreneur du livre. Or, prendre cette injonction au pied de la lettre, c’est en fait ouvrir la porte à un sophisme avec tout ce que cela induit.

En bref, c’est quoi un sophisme ?

Les sophismes sont partout. Ils sont même la chose la mieux partagée au monde. Leur caractéristique commune est de faire passer pour une vérité ce n’est qui n’est, au fond, qu’une apparence de vérité. Autrement dit, un argument utilisé pour convaincre quelqu’un de faire quelque chose en lui faisant croire que c’est logique. 

C’est du style :  » tout le monde le fait ou le pense, donc c’est bien. » C’est évidemment faux. Tout le monde peut se tromper. Dans le même genre, on a aussi : « Tout ce qui est rare est cher. Ce livre est cher, donc il est rare ». Là encore, c’est évidemment faux.

Rappelons l’origine du mot sophiste. Elle date de l’époque de Socrate. Socrate que l’on connait seulement grâce aux écrits de Platon a voulu combattre les sophistes qui régnaient sur les écoles de son temps.

C’est-à-dire des rhéteurs dont le seul but était de former leurs élèves à l’art d’utiliser les différentes formes du discours pour convaincre leur auditoire. Et non pas pour leur faire connaître la vérité. Ou s’en approcher. Ce qui est le but de toute philosophie.

Les principaux risques auxquels les blogs centrés sur le marketing  exposent leurs lecteurs

Si on se laisse entrainer par les sophismes qui sous tendent les recommandations visant à transformer un auteur en entrepreneur de livre,  deux grandes familles de risques sont à considérer.

Ecriture des livres autoédités orientée par la recherche de niches marketing

La première famille rassemble tous les risques qui conduisent à l’écriture d’un texte forcé. Dans ce cas de figure, l’auteur n’écrit plus selon sa sensibilité et ce qu’il a perçu d’une situation qu’il veut mettre en scène, mais selon le cadre et le style que lui dicte le choix d’une niche littéraire.

Cette niche ne correspond en général pas à ce qui l’a poussé à écrire dans un premier temps. En fait, elle correspond à ce que l’analyse marketing qu’on lui a conseillé de faire pour gagner de l’argent avec son livre lui recommande d’écrire. 

En soi, ce n’est pas une mauvaise chose, si c’est effectivement ce qu’on l’on veut. On sait alors ce qu’il faut faire. Beaucoup d’articles de CoolLibri  décrivent les principales démarches à suivre pour faire la promotion de son livre sur internet, participer à des salons ou des concours, rédiger un pitch, organiser une séance de dédicaces, se rendre visible, etc…

Mais le veut-on vraiment ? Est-ce vraiment ce que l’on recherche ?

Couts induits par toute approche marketing en matière d’autoédition

Cette dernière question mérite d’autant plus d’être posée qu’outre l’impact sur la nature de ce qu’on écrit, une démarche d’entrepreneur de livre se traduit aussi par des coûts qui peuvent vite s’avérer élevés. 

On ne sait pas encore ce qu’on va gagner, car même la démarche la plus marketée ne peut être une garantie de succès, mais on sait d’emblée ce qu’on perd. 

Les coûts induits sont de deux sortes. Il y a les visibles et les invisibles. 

Les coûts visibles, ce sont ceux auxquels s’expose tout auteur qui veut aller au-delà des simples conseils basiques des formules gratuites et veut les conseils personnalisés des formules premium des sites spécialisés. 

Pour ce qui est de CoolLibri, la plateforme s’est toujours refusé à outrepasser son rôle et à aller dans ce domaine au-delà de recommandations ou de conseils de bon sens. Toujours gratuits.

Les coûts invisibles ne sont pas moins importants que les coûts visibles. Ce sont ceux qui font qu’un auteur devient alors un entrepreneur de livre.

Autrement dit, adopter pleinement une démarcher markéting pour gagner vraiment de l’argent avec un livre autoédité, cela suppose que cela devienne quasiment une activité à plein temps. 

C’est possible, mais ce n’est sûrement pas ce qu’envisagent la plupart des auteurs qui recourent à l’autoédition. Laisser entendre que c’est là la seule voie à suivre en matière d’autoédition ne peut être considéré que comme un sophisme. 

Et comme tous les sophismes, un sophisme dangereux.

Réussir une autoédition en réussissant son impression 

PHOTO BEAU LIVRE AUTOEDITE  - coollibri.com
PHOTO BEAU LIVRE AUTOEDITE  – coollibri.com

A lire certains commentaires, un blog parlant d’autoédition et lié à une plateforme d’impression ou à un imprimeur ne serait pas fiable. Ou tout du moins, suspect.

Suspect de piéger ses lecteurs pour les pousser vers la plateforme d’impression afin d’y souscrire un contrat d’impression. Ce n’est pas sérieux !

Notons tout d’abord que la manière dont on oriente les auteurs vers certaines plateformes d’autoédition, censées les plus sérieuses parce que centrées sur le marketing des auteurs, et pas vers d’autres, jugées de ce point de vue trop sommaires, à cette aune, est également suspecte.

Le B.a Ba d’une autoédition réussie, c’est une impression réalisée par des professionnels

Car il y a impression et impression.  Et le choix résiduel, si on en croit les auteurs des commentaires comminatoires envers les plateformes d’autoédition liées à une plateforme d’impression, serait d’aller à la pêche de la bonne plateforme d’impression après avoir reçu la bonne parole du bon blog parlant d’autoédition et surtout indépendant de toute plateforme d’impression.

De fait, ce n’est guère rationnel. C’est en fait laisser au hasard le choix de la plateforme d’impression.

Pas sûr que ce soit le bon ordre pour faire les choses !

L’impression reste au cœur de toute opération d’autoédition

En effet, l’impression est l’étape clef de toute opération d’autoédition. 

Certes, il est important de donner de bons conseils pour écrire le bon livre et en faire la promo appropriée. Mais, compte tenu de l’expérience moyenne de tout auteur autoédité, il est réaliste de penser, au contraire, que c’est plutôt un avantage  de combiner les justes conseils pour écrire un livre qu’on envisage d’autoéditer avec une connaissance précise et immédiate de ses coûts d’impression.

Et pas l’inverse ! Dans ces conditions, oui, le blog de CoolLibri, avec plus de 300 articles consacrés à l’autoédition sous toutes ses formes, associé à une imprimerie leader national dans son domaine, est un avantage, réel, que n’ont pas les blogs, avec moins d’articles et des articles de surcroit spécialisés, et dont les liens avec des plateformes d’impression sont difficiles à cerner.

Enfin, souvent ces blogs, censés être très performants pour aider les auteurs autoédités à vivre de  leur plume, se contentent de leur vendre leur démarche marketing ou leur accompagnement littéraire. De sorte qu’avant même de passer à l’impression, qui est somme toute le but final de toute autoédition, le compteur des coûts s’affole avec des coûts auxquels l’auteur autoédité n’a, à vrai dire, jamais pensé. 

Il comprend alors que la gratuité ou la quasi gratuité qu’on lui propose n’est souvent qu’un hors d’œuvre pour l’amener insensiblement vers des formules  beaucoup plus efficaces pour vendre son livre, mais hélas, aussi, beaucoup plus coûteuses. 

Le meilleur est souvent l’ennemi du bien

Malheureusement pour l’auteur, à ce stade, il n’a toujours rien produit, ni rien promu. Peut-être ne produira-t-il jamais rien, n’ayant aucune envie d’écrire pour une « niche », ni de réécrire son texte selon des conseils éditoriaux qui ne parviennent pas à le convaincre.

Et encore moins est-il prêt à se lancer dans une activité commerciale ! Savoir que c’est important pour vendre son livre, c’est une chose, s’y lancer en est une autre.  Ecrivain et commerçant, ce n’est pas le même métier. C’est pourquoi il cherche de préférence à décrocher un contrat d’édition.

On peut donc voir les choses différemment et de ce point de vue s’apercevoir que le blog CoolLibri est  un de ceux qui apporte le plus de réponses dans sa catégorie.  Celle qui s’adresse au plus grand nombre d’auteurs voulant s’autoéditer sans chercher à devenir entrepreneur de livre.

Dans ce cas, s’autoéditer pour conserver proprement son travail d’écriture et le faire connaître à quelques personnes choisies, et plus, grâce, par exemple, à la bibliothèque  de CoolLibri est largement suffisant.

Réussir son autoédition en combinant un blog généraliste et un blog spécialisé 

Dés lors, la meilleure stratégie à suivre pour améliorer son confort d’écriture est de combiner la lecture d’au moins deux blogs centrés sur l’autoédition, si on ne veut pas passer à un niveau supérieur tel que celui qu’offrent les ateliers d’écriture ou les cours de creative writings. 

Le premier blog est un blog généraliste à la manière de celui de CoolLibri, le second est à sélectionner dans une liste de blogs spécialisés comme il en existe beaucoup. 

D’évidence, le blog de CoolLibri en étant intégré à la plateforme d’autoédition de l’imprimerie Messages est, de ce point de vue, incontournable comme le montre une comparaison rapide avec d’autres sites  d’une nature comparable. 

Ajoutons, enfin, que les demandes formulées auprès des nombreux modèles d’IA désormais disponibles sur le marché, en plus du célèbre ChatGPT, n’aboutissent à des réponses crédibles que s’ils sont correctement paramétrés. 

Autrement dit, si on a veillé à rédiger avec soin le prompt qu’on lui destine. Sinon ils sont sujets aux biais cognitifs comme tout un chacun.

 

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