Votre dada, c’est la langue française. Orthographe, grammaire, syntaxe, ponctuation : rien n’échappe à votre regard aiguisé.

Pour toutes ces raisons, vous envisagez de devenir correcteur-relecteur. Oui mais comment s’y prendre ?

Suivez le guide.

 

Suivre une formation de correcteur-relecteur

Il n’est pas obligatoire de posséder un diplôme pour exercer en tant que correcteur-relecteur. En effet, le métier n’est pas réglementé et aucune formation n’est imposée.

Toutefois, si vous voulez prouver votre sérieux à vos clients, notamment aux grosses maisons d’édition, il est recommandé d’avoir suivi une formation. La plupart des correcteurs-relecteurs ont derrière eux une formation de journaliste, professeur, éditeur ou encore rédacteur. Ils ont souvent un niveau bac +2 à +5.

 

Les cursus qui peuvent vous intéresser sont :

  • Un master Métiers du livre et de l’édition
  • Le Centre d’écriture et de communication
  • L’Asfored (Centre de formation du Syndicat national de l’édition)
  • L’Institut français de presse
  • Le CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

Vous trouverez aussi de nombreuses formations privées dans des écoles spécialisées. Enfin, si vous n’avez pas la possibilité de reprendre les études à plein temps, des cours du soir ou des cours par correspondance sont souvent proposés.

 

Trouver du travail en tant que correcteur-relecteur

Il existe très peu de postes fixes de correcteur-relecteur. Les rares contrats à plein temps sont essentiellement dans des rédactions, et ils tendent à disparaître.

La plupart des correcteurs-relecteurs adoptent le statut d’auto-entrepreneur pour trouver des missions. Il s’agit le plus souvent d’une activité d’appoint, pour dégager des revenus complémentaires à son métier principal.

 

devenir correcteur-relecteur
Du web au print…Devenir correcteur-relecteur pour différents interlocuteurs.

 

 

Les maisons d’édition

Les éditeurs sont les principaux clients des correcteurs-relecteurs. Ils ont un besoin constant de personnes pour relire les manuscrits avant leur parution.

Ils assurent généralement une rémunération confortable, mais exigent un niveau irréprochable.

 

Les journaux et magazines

Les rédactions demandent de plus en plus aux journalistes et aux secrétaires de rédaction de corriger eux-mêmes leurs articles. Toutefois, certains journaux et magazines cherchent toujours des correcteurs-relecteurs avec un œil exercé.

 

Les sites internet avec un contenu éditorial

Tout site qui contient des articles de blog ou des rédactionnels peut avoir besoin d’un correcteur-relecteur. N’hésitez pas à démarcher vous-mêmes ces sites internet qui n’ont bien souvent jamais pensé à s’adjoindre les services d’un correcteur-relecteur.

 

Les entreprises spécialisées

Il existe beaucoup d’autres clients pouvant être intéressés par les services d’un correcteur-relecteur. On peut citer par exemple : 

  • Agences de traduction.
  • Agences de communication.
  • Association d’aide aux personnes illettrées ou étrangères.
  • Ecoles privées.
  • PME et entreprises (notices de produits, communiqués, ebooks…).

Par ailleurs, il faut se mettre à la place de celui qui a besoin de ce type de service et sites webs fréquentés par les demandeurs de services de relecture

En résumé, le correcteur-relecteur devra savoir frapper aux bonnes portes pour trouver des missions.

14 comments

  1. Bonjour,

    Je souhaiterais, en plus de mon métier actuel, devenir correcteur de manuscrit, en cumul d’activités.
    J’ai de très bonnes aptitudes en français, ayant fait des études de lettres et littérature.
    A qui peut-on s’adresser?

    1. Bonjour Julia,
      Merci pour votre question dirigée sur le métier de correcteur relecteur.
      Vous pouvez vous adresser aux plateformes mentionnées plus haut dans l’article, créer votre site web comme vitrine de votre activité ou encore contacter les maisons d’éditions.

  2. Bonjour
    J’aimerais suivre une formation en ligne pas très coûteuse pour devenir correcteur, je suis en Afrique. J’ai un master en littérature et je suis professeure de français.
    A qui ou à quelle structure devrais-je m’adresser?

    1. Bonjour Léonie,
      Merci pour votre question.
      N’hésitez pas à parcourir les sites de l’Emi-CFD, du CEC, du CFPJ pour accéder aux détails de leurs formations relecteur-correcteur, les tarifs seront toutefois rarement plus bas que les prix appliqués.
      Comme mentionné plus haut toutefois, il n’est pas nécessaire d’avoir suivi une formation spécifique pour prétendre au métier de correcteur-relecteur, d’autant que vous possédez un niveau bac+5. Si vous le souhaitez, vous pouvez éventuellement opter pour une valorisation de votre niveau d’orthographe telle qu’en proposent le Projet Voltaire, OrthoPass, ou Ideal Formation. Prenez le temps de les contacter pour savoir ce qu’ils pourraient vous proposer.

  3. Bonsoir,
    Je suis comptable diplômée bac +3. Je suis issue d’un bac A1 philosophie-lettres-mathématiques. Ce qui m’apporte rigueur et logique, tout en gardant mon attrait pour la littérature.

    En complément de mon activité, je souhaiterais devenir relecteur-correcteur.
    Pourriez-vous me guider un peu s’il vous plaît ?
    Dois je obligatoirement suivre une formation ?

    1. Bonjour Emilie,
      Merci pour votre question.
      Les démarches pour devenir correcteur-relecteur sont peu nombreuses et tout est indiqué dans notre article. 🙂
      Il existe certaines formations capables d’apporter un plus à votre future candidature mais rien n’est obligatoire à partir du moment où vous disposez des bonnes compétences (rédaction, orthographe, grammaire, rigueur), peu importe la manière dont vous les avez acquises.
      Du reste, il est toujours plus pratique de passer en auto-entrepreneur, surtout s’il s’agit d’une activité secondaire. Il ne vous reste plus qu’à travailler votre lettre et votre CV, et à démarcher directement les sites spécialisés, les journaux voire les maisons d’édition.
      Le métier de correcteur-relecteur dispose d’un cadre plutôt large, le parcours de chacun se fait de manière autonome et individuelle.

      Bonne continuation à vous !

  4. Bonjour, je suis correctrice dans des rédactions parisiennes depuis une dizaine d’années (« rédactrice-réviseuse », dans la presse, car nous avons le statut de journaliste, d’ailleurs j’écris aussi).

    Premier point : on ne peut pas se corriger soi-même, ça n’existe pas ! Et « certains journaux et magazines », dites-vous, cherchent des correcteurs… Non. La plupart des journaux et magazines sérieux ont des correcteurs, pas seulement « certains » d’entre eux, sinon ils seraient illisibles ! Vous ajoutez que « les éditeurs sont les principaux clients des correcteurs »… Encore une fois, non.

    Par ailleurs, je ne sais pas quelles sont vos sources, mais dans l’édition il est bien connu que, à part quelques exceptions, les correcteurs sont très, très, très mal payés ! Enfin… quand ils sont payés ! C’est connu, tout le monde le sait dans le métier !

    Enfin, pardon, mais quand je lis : « […] il n’est pas nécessaire d’avoir suivi une formation spécifique pour prétendre au métier de correcteur-relecteur, d’autant que vous possédez un niveau bac+5. Si vous le souhaitez, vous pouvez éventuellement opter pour une valorisation de votre niveau d’orthographe telle qu’en proposent le Projet Voltaire, OrthoPass, ou Ideal Formation »… j’ai l’impression de rêver. Le niveau requis est le bac ! Et, comme vous allez le lire plus bas, si une bonne orthographe suffisait, ça se saurait ! Il ne faut pas écrire n’importe quoi.

    Second point, adressé aux personnes qui ont laissé un commentaire : avoir fait des études de lettres ou de philo ne fera pas de vous des correcteurs. Parce que, tout simplement, ça n’a rien à voir avec mon métier, qui est un travail de chirurgien de la langue française : on décortique. Il subsiste cette aura autour du métier de correcteur : on corrige les fautes, fastoche ! Mais être correcteur n’est pas un passe-temps. C’est un métier ! Un métier complexe, difficile, épuisant.

    Vous n’avez pas idée de ce que l’on est amené à corriger ! La grammaire, l’orthographe, la syntaxe, la conjugaison, c’est la base. Mais il y a tout le reste ! L’orthotypographie (la partie la plus complexe), la ponctuation (d’où notre surnom de « virgulard »), les innombrables, interminables vérifications d’informations, les doublons et répétitions, les incohérences, le corps du texte, la police, la mise en page, la pagination… De plus, on doit s’adapter à la « marche maison ». Par exemple, vous devrez écrire « Maison-Blanche » dans telle publication et « Maison Blanche » (sans « dive ») dans telle autre, et cela fera souvent voler en éclats tout ce que vous aurez appris en formation ! Pas question de s’emmêler les pinceaux entre deux rédactions ou deux maisons d’édition, et encore moins de se montrer psychorigide… Chacun a sa marche maison, c’est comme ça.

    Sans compter que, les jours de bouclage, on doit travailler très rapidement, dans l’urgence et dans le bruit, donc avoir une grande capacité de concentration ; prendre sur soi et accepter la critique (avec modération tout de même !), car c’est toujours « la faute aux correcteurs » ; ménager les susceptibilités, beaucoup de journalistes et d’auteurs ne sachant pas écrire et se sentant offensés d’être corrigés par les manants que nous sommes…

    Bref, lorsque vous lisez un papier dans un journal à grand tirage, sachez que plusieurs correcteurs l’ont relu et que c’est grâce à eux que vous le comprenez ! Dans une rédaction sérieuse, nous devons être au moins trois pour que les articles soient « propres ».

    Concernant les formations, il existe effectivement le CEC et l’Asfored, mais la seule formation diplômante n’est pas mentionnée ici : celle de feu Formacom, qui a été reprise par le Greta CDMA. C’est là qu’il faut aller ! Elle dure huit mois (à mon époque c’était six). C’est une formation intensive, et il faut passer des tests difficiles pour y accéder (il est rare de les réussir du premier coup).

    Il faut impérativement vous former, sinon vous risquez de vous planter – parce que vous ne connaissez pas encore tout ce qu’il y a à connaître –, et on ne vous rappellera pas. On se doit d’avoir de solides connaissances et un niveau irréprochable, aussi bien dans l’édition que dans la presse. Pas seulement dans l’édition, comme cela est indiqué sur cette page. Être correcteur, ça ne s’improvise pas ! Ça s’apprend.

    Ensuite, il faut trouver du travail. J’ai attendu quelques années avant d’avoir un coup de chance et d’entrer dans le milieu de la presse. Il faut avoir ce coup de chance ou posséder un carnet d’adresses… Pour l’édition, c’est pareil. Les correcteurs sont, pour la plupart, dans une situation précaire. Donc, petite parenthèse : par pitié, n’encouragez pas l’autoentrepreneuriat, ça tue la profession ! Je sais que les temps sont durs. On peut être autoentrepreneur dans le domaine de la com, voire dans l’édition, mais dans la presse certainement pas ! De manière générale, on doit être salarié (je le suis). Et, surtout, futurs correcteurs, refusez les Agessa !

    Je vous conseille de prendre contact avec le Greta CDMA pour faire le point sur votre motivation et pour parler financement (ça coûte dans les 12 000 euros). C’est vraiment LA formation, c’est là-bas que vous apprendrez tout. Quand vous en sortirez, vous aurez un diplôme !

    Voici ce que vous devez faire pour préparer l’examen : potasser à fond le « Thomas » (Dictionnaire des difficultés de la langue française, Larousse), apprendre le Bescherelle par cœur, étudier le « Code typo » (Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale) et, si vous avez la chance de l’avoir (il est introuvable depuis quelques années), le « Jouette » (Dictionnaire d’orthographe et expression écrite, Le Robert), il contient des infos capitales (les noms des vins et des fromages, les couleurs, différents lexiques… une vraie mine !).

    Voilà. Je vous souhaite bonne chance ! 🙂

    (Je me suis relue, mais il n’est pas exclu que j’aie laissé une ou deux coquilles, vu que je me suis relue moi-même et que je suis fatiguée ! ;-))

    1. Un grand merci Sylvie pour ce commentaire complet, il sera d’une aide précieuse à tous les prétendants au métier de correcteur. 🙂
      Bonne journée à vous.

  5. Bonjour,

    Je voulais répondre à Sylvie Rose.
    Votre commentaire me laisse sans voix avec toutes les fautes de grammaire que je vois dans des médias ayant pignon sur rue.
    Si ce ne sont ni des journalistes ni des stagiaires qui commettent de telles erreurs, votre formation à 12 000€ ne doit pas être aussi sélective que ça.

    Pour ne citer que ces trois exemples:

    CNEWS : „Cette décision inquiètent […]“

    „Les Enfoirés – Les artistent balancent !“

    L‘OBS : „ Ces vidéos d’archives dont les ministres Dupont-Moretti, Bachelot et Darmanin se seraient bien passé“

    Et je ne parle pas des erreurs de ponctuation ou de syntaxes, ni de ce que j’ai pu voir dans des livres édités chez de grands éditeurs comme Flammarion, ou de ceux qui écrivent les discours de Macron et de ses ministres…

    Alors comprenez que votre commentaire me laisse assez dubitative.
    Il n’est pas difficile de faire mieux sans dépenser la somme exorbitante de 12 000€.

    Bonne journée.

  6. Bonjour. De niveau Bac +3 et actuellement enseignante en cours de langues en face-à-face, je souhaite réaliser une formation au métier de Lecteur-Correcteur. J’hésite entre 2 Organismes qui semblent tous les 2 équivalents et sollicite votre avis sur la question. Je vous remercie par avance pour votre aide.

    1. Bonjour,
      Je ne suis pas parvenue à retrouver les détails de la formation de correcteur proposée par le Greta CDMA qui était initialement la plus complète, n’hésitez pas à vous rapprocher de l’organisme pour poser vos questions et voir si elle est encore proposée. 🙂
      L’EMI offre quant à elle une formation à distance plutôt riche et bien conçue, éligible au CPF et qui se clôture par une évaluation finale. Les cours sont régulièrement mis à jour, et les avis très positifs dans l’ensemble. Si le Greta n’est plus disponible, c’est de ce côté-ci que j’aurais tendance à vous orienter.

      En espérant vous avoir aidée, n’hésitez pas si vous avez d’autres questions.
      Bonne continuation.

  7. Bonjour,
    Etant bientôt à la retraite, je cherche un travail d’appoint et aimerais trouver des missions de relecture-correction de romans, travaux d’étudiants ou notices d’utilisation. Comment dois-je procéder ? Merci

    1. Bonjour Mireille,
      Comme indiqué dans l’article, plusieurs formations existent pour vous permettre de vous mettre à niveau et d’acquérir les bases de ce qui peut être attendu lors de ce type de missions. 🙂
      Vous pouvez également passer directement à l’étape suivante qui consiste à vous installer en tant qu’auto-entrepreneur, cela sera beaucoup plus facile pour gérer vos rémunérations par la suite. Gardez cependant en tête que de nombreuses personnes cherchent aujourd’hui à en faire un travail d’appoint ce qui a tendance à saturer le marché à la fois pour les professionnels à temps plein mais aussi pour les temps partiels. Il peut donc être assez long de parvenir à s’y faire une place. Vous trouverez toutefois dans cet article de nombreuses pistes à exploiter pour trouver vos premières missions. 🙂

      Bonne continuation à vous.

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