Quand on se pose cette question, c’est qu’on est prêt à écrire. Mais, écrivain est un terme générique. Il ne rend pas forcément compte de la multitude de situations qu’il recouvre.

Qu’est-ce que c’est qu’un écrivain ? On pense, en général, à l’auteur d’un roman. Or, c’est là une façon bien restrictive de voir les choses. Un écrivain, c’est tout bonnement, une personne qui écrit.

De ce point de vue, la vraie question à se poser est de savoir quels sont les fondamentaux valables pour tout type d’écriture et quels sont ceux qui ne valent que pour certains types d’écriture.

 

Savoir reconnaître le type d’écrivain auquel on appartient

A ce stade, il est important d’avoir conscience de l’extrême foisonnement des types d’écrivains, et donc d’écritures. C’est un peu la même chose que dans le domaine sportif. L’athlète qui saute à la perche est un sportif au même titre que celui qui participe à un championnat de la ligue professionnelle de football.

Faire cette comparaison permet, d’emblée, de comprendre qu’il y a d’un côté, les fondamentaux communs à tous les sportifs et les spécificités propres à chaque discipline.

 

Savoir reconnaître le type d’écrivain auquel on appartient
Savoir reconnaître le type d’écrivain auquel on appartient

 

Répondre à la question comment devenir écrivain, c’est d’abord se demander ce que l’on veut écrire. Ce n’est pas suffisant, bien sûr. C’est pourquoi, ce ne peut être qu’une première étape. Mais, cette étape est primordiale.

Notons que lorsqu’on en est là, c’est qu’on a déjà pas mal réfléchi à la manière de concrétiser son envie d’écrire. Ce qui veut dire qu’on a beaucoup lu et qu’on continue à beaucoup lire.

 

Écrire à la manière des auteurs qu’on aime

Il y a des auteurs ou des styles d’écriture qu’on aime et d’autres qu’on n’aime pas. C’est parfaitement normal. On peut avoir lu beaucoup de types d’auteurs et de styles d’écriture, mais, en général, on en revient toujours aux mêmes.

Inutile de chercher plus loin. Ces auteurs qu’on aime, ces livres qu’on achète toujours, correspondent à la catégorie dans laquelle on peut exceller. Car, ils répondent aux questions qu’on se pose en permanence. D’une manière ou d’une autre. Devenir écrivain, c’est s’engager à se les poser et à y répondre, par écrit, à son tour.

Et, le mieux, c’est de le faire à la manière de ses auteurs ou livres préférés. L’écriture en est d’autant plus fluide. Par ailleurs, il n’y a aucun risque de les copier. Et,  si on est vraiment capable de copier le style d’un auteur, on est, à plus forte raison, capable d’écrire avec son propre style. Pourquoi donc s’en priver.

 

Quelles sont les qualités communes à tous les écrivains ?

La maîtrise de la langue

La première qualité d’un écrivain, quel qu’il soit, est de maîtriser la langue dans laquelle il écrit. C’est une condition sine qua non. Il est faux de croire qu’une écriture approximative, peu respectueuse des règles d’orthographe et de grammaire, est sans importance.

Cette approximation souligne, au contraire, son manque de rigueur, voire même son immaturité. Dans ces conditions, en quoi peut-il être utile à son lecteur ? Comment ce dernier peut-il lui faire confiance ?

De deux choses, l’une :

  • Soit, avant d’écrire, il faut faire tous les efforts nécessaires pour maîtriser la langue,
  • soit, si on passe outre et si la relecture n’est pas suffisante, il faut savoir faire appel aux correcteurs-relecteurs professionnels. Autant que de besoin et sans rechigner.

En effet, une phrase mal construite, mal orthographiée, c’est, souvent, le signe d’une pensée, également, de guingois et bancale. Les grands auteurs sont aussi ceux dont l’écriture est parfaite.

 

La persévérance

Écrire n’est pas une tâche qui s’expédie à la va-vite. C’est quelque chose qui se planifie et qui se corrige. L’écriture d’un livre est plus un marathon qu’un sprint. Bien sûr, on peut répondre à un défi et faire de l’écriture, une performance à réaliser.

Comme, par exemple, vouloir écrire un bestseller en 3 mois.

Mais, en général, il est conseillé de se fixer un objectif d’écriture sous forme, par exemple, de tant de mots par jour ou tant de pages par semaine ou par mois. Et, pour cela, il faut convenir avec soi-même d’écrire, chaque jour, de telle à telle heure. Puis, s’y tenir.

 

L'écriture d'un livre est plus un marathon qu'un sprint.
L’écriture d’un livre est plus un marathon qu’un sprint.

 

Certains jours, l’écrivain peut être en manque d’inspiration. C’est à ce moment-là que le doute peut l’envahir. Et, souvent, il finit par se persuader que ce qu’il écrit est, au fond, sans aucun intérêt. Pas grave. Ça passera. A la condition, toutefois, de s’être programmé pour écrire.

Car, même s’il doute de ce qu’il écrit, dès lors que l’écrivain s’installe, comme prévu et à l’heure dite, à sa table de travail, les mots finissent toujours par jaillir de son clavier. Et cela, d’autant plus facilement, qu’il s’est accordé, préalablement, un temps pour ne plus y penser.

Une balade, une discussion avec des amis, une lecture, du bricolage, etc., sont autant de moyens pour ressusciter une inspiration défaillante.

 

Comment devient-on un bon auteur ?

Cela revient à se poser la question de savoir pourquoi on lit tel auteur et pas tel autre. Oublions les choix « forcés », ceux qui sont orientés, notamment, par le marketing des éditeurs. Voyons plutôt ces livres choisis sur la table d’un libraire après avoir été attiré par leur couverture et leur titre, puis avoir lu leur résumé et pris connaissance des références de leur auteur.

Ce qui se passe à cet instant est particulier. Une fois le livre en mains, le potentiel lecteur se demande inévitablement s’il va prendre plaisir à la lecture de ce livre. Et, cela va dépendre de ce qu’il pense pouvoir y trouver.

Autrement dit, un bon auteur est un auteur qui apporte des réponses crédibles à des questions que se pose le lecteur.

 

Avoir quelque chose à dire

Il en est ainsi de toutes les formes d’écriture. Prenons, par exemple, le cas du polar. Un bon auteur de polar est non seulement un auteur qui sait créer du suspens et divertir, mais aussi, qui sait faire comprendre à son lecteur comment la psychologie des personnages et le contexte dans lequel ils évoluent, en conditionnent l’intrigue.

Rien d’étonnant à ce que le polar puisse être vu comme un miroir social, à un moment donné et dans un lieu précis.

Ce qui a fait dire à un écrivain comme Jean-Paul Kauffman qu’un polar :

traduit bien mieux la réalité sociale que le discours politique.

Un auteur qui a quelque chose à dire sera toujours un bon auteur qu’il fasse l’objet de tous les soins marketing d’un éditeur, ou pas. Et, à l’inverse, même si, par aventure, un auteur bénéficie de ces soins, il ne sera jamais considéré comme un bon auteur, s’il n’a rien à dire.

 

Suivre une formation

Eh, oui. Contrairement aux idées reçues, en France, tout du moins, mais les choses sont en train de changer très rapidement, il est tout à fait possible d’apprendre à devenir un bon auteur. De nombreux ouvrages ou guides existent sur le sujet. Pas seulement d’ailleurs. On peut suivre des cours de « creative writing » à l’université, comme il y en a dans la plupart des universités américaines, ou s’inscrire dans un atelier d’écriture. 

 

Qu’est-ce qui fait qu’un auteur devient un écrivain célèbre ?

Cela va sans dire qu’on ne devient pas un auteur célèbre, ou même tout simplement connu, sans être au moins un bon auteur.

Publier et croire à son destin d’écrivain

C’est l’évidence. Pour devenir célèbre, il faut publier. Publier ne veut pas nécessairement dire trouver un éditeur.

Les exemples ne manquent pas d’auteurs devenus célèbres alors que  leur manuscrit avait été rejeté de nombreuses fois par les éditeurs  ou qui ont eu un manuscrit publié, mais connaître le succès.

C’est le cas, entre autres, de Michel Onfray. Auteur prolifique d’une centaine de livres. Son premier livre consacré à un philosophe oublié, Georges Palante, passa pratiquement inaperçu. Ça ne l’empêcha pas de persévérer et de publier un deuxième livre, après un infarctus, intitulé « Le ventre des philosophes« .

Ce fut un très grand succès. Succès qui ne s’est pas démenti depuis.

 

Publier et croire à son destin d’écrivain

 

Mais, on peut se passer d’un éditeur classique. Aurélie Valognes en est un bel exemple. En 2014, elle publie son premier roman, intitulé « Mémé dans les orties« , en autoédition. Aujourd’hui, repris par les éditions Michel Lafon, il a été  vendu à plus de 1 000 000 d’exemplaires  et traduit dans plus de 15 pays.

 

S’organiser pour faire sa promotion

Beaucoup de nouveaux auteurs s’engagent désormais résolument dans l’autoédition. C’est le cas, par exemple, d’Anaïs W. ou de Marie Vareille dont l’ambition est clairement de vivre de la vente de leurs romans. Oui, mais ces auteurs ont également compris qu’à leurs qualités d’auteur et, nécessairement, de bon auteur, il fallait aussi ajouter celles d’expert en marketing.

Suivant leurs moyens disponibles et leurs capacités dans ce domaine, soit ils procèdent par eux-mêmes, soit ils délèguent une partie de la démarche à des professionnels comme les agents littéraires, par exemple. Mais, cette délégation a ses limites, car c’est précisément sur elle qu’est fondée l’attractivité des maisons d’édition classiques et de certains contrats participatifs proposés par des éditeurs à compte d’auteur.

Quand ils prennent en charge par eux-mêmes l’aspect marketing de leurs ouvrages, les auteurs se doivent, au minimum, d’avoir un site web de qualité et d’y assurer l’animation régulière d’un blog. Et, ce n’est là que l’aspect technique de ce qu’ils ont à faire. Car, il leur revient également de réfléchir au contenu de leur stratégie marketing et commerciale.

 

Pourquoi devenir écrivain ?

Cela dit, pour devenir écrivain, on n’a pas forcément besoin d’être un bon auteur, et encore moins, envie de devenir un auteur célèbre. Écrire est d’abord une façon d’être. Naturellement désintéressée.

L’anthologie, réalisée sous la direction de Jean-Pierre Guéno, d’une centaine lettres et carnets des poilus de la Grande Guerre, choisis parmi des milliers d’autres, en est un bon exemple.

Les poilus n’écrivaient pas pour être publiés, mais simplement pour rendre témoignage, à leur famille, de ce qu’ils vivaient au quotidien dans les tranchées de Verdun ou d’ailleurs. Ce besoin de témoigner est suffisant pour devenir écrivain. Et, grâce à l’autoédition, les témoignages peuvent, désormais, être facilement conservés.

 

 Le plaisir d’écrire avant tout, le reste vient de surcroît

Écrire est un acte naturel. Il suit, logiquement, celui de lire. C’est pourquoi un écrivain a besoin de lire, en permanence. Et, c’est en lisant et en écrivant que, peu à peu, un style peut s’affirmer.

Mais, cela ne constitue pas un objectif en soi. Être reconnu comme un bon auteur, devenir célèbre grâce à ses écrits, sont des objectifs certes louables, mais, en réalité, non essentiels. L’important est dans l’écriture elle-même, dans le plaisir immédiat qu’elle procure et le prolongement qu’on peut lui donner, facilement, en contactant une plateforme d’autoédition.

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