C’est un fait, l’autoédition, ça peut rapporter gros, même si ce n’est pas le but. Ayez présent à l’esprit le chemin parcouru par un auteur, comme Aurélie Valognes. Elle a autoédité son premier livre en Juillet 2014. Il y a quatre ans, à peine !

Rien à voir avec l’édition à compte d’auteur. D’ailleurs, Le nombre de livres autoédités explose.

Plus d’un million de titres, autoédités en 2017, aux Etats-Unis, soit une hausse de 28 % par rapport à l’année précédente !

En France, où l’on est obligé de faire des conjectures, car il n’y a pas de statistiques précises, on considère qu’un livre sur cinq, enregistré au dépôt légal, est autoédité. C’est deux fois plus qu’en 2010.  Pourtant, cela ne représente qu’une partie du phénomène !

 A quoi ce succès est-il dû ? Il y a trois grandes raisons à cela :

  • La puissance, de plus en plus partagée, de l’envie d’écrire.
  • L’incapacité de l’édition classique à pouvoir y répondre correctement.
  • L’attractivité des plateformes d’autoédition.

Si on ne s’intéresse qu’à ce dernier point, il faut reconnaître que ces plateformes se sont multipliées ces dernières années. Elles  contribuent par là même, d’ailleurs, à entretenir et à amplifier le phénomène. Un auteur débutant a souvent du mal à s’y retrouver.

Bien choisir son imprimeur en autoédition est ainsi devenu tout aussi crucial et déterminant que bien choisir son éditeur. Ce choix va dépendre de vos motivations et du contenu de l’offre des plateformes d’autoédition.

 

Choisir un imprimeur de livre en autoédition, un choix crucial et déterminant

Comme pour les maisons d’édition, toutes les plateformes d’autoédition n’ont pas le même positionnement. Certaines sont plus orientées vers l’impression de livres à la demande. D’autres, se vivent davantage comme des tremplins vers l’édition classique.

Dans celle-ci, si vous ne  tenez pas compte des politiques éditoriales propres à chaque éditeur ou si vous ne respectez pas les consignes de présentation de leur comité de lecture, vous êtes assuré de ne pas en franchir les portes.

Ce n’est, bien sûr, pas le cas dans l’autoédition. La décision d’être autoédité vous appartient totalement. Cependant, suivant votre choix de plateforme, vous obtiendrez des résultats différents, à des coûts différents.

Des auteurs, qui aiment bien manier les paradoxes, aiment dire comme Damien Berrard :

Je n’écris pas pour être lu, j’écris pour me souvenir.

Sans doute. Il n’en reste pas moins, que tout écrivain veut au moins avoir un lecteur, à savoir, lui-même. Or, votre choix de plateforme va être intimement lié à vos ambitions dans ce domaine.

 

Choisir un imprimeur de livre en autoédition en fonction de vos objectifs

En vous lançant dans l’autoédition, vous pouvez avoir pour objectif de :

  •  Se faire plaisir en faisant imprimer votre livre pour vous-même, vos amis ou vos proches.
  •  Rechercher un revenu complémentaire grâce à la microédition.
  • Attirer surtout l’attention d’un éditeur.

 

Autoéditer pour soi-même

Dans ce cas de figure, vous êtes exactement dans la même situation que la personne qui veut faire un album avec les dernières photos de ses vacances, pour en conserver plus commodément le souvenir ou pour l’offrir à ses proches.

Vous ne cherchez en rien à faire de votre livre un bestseller, ni même à le faire éditer par une maison d’édition classique.  D’ailleurs, vous n’avez même pas le souci de demander un numéro ISBN, puisque vous n’avez pas non plus l’intention de le vendre.

C’est la raison pour laquelle les statistiques fondées sur les dépôts à la Bibliothèque Nationale ne rendent pas bien compte de la réalité de l’autoédition.

Evidemment dans ce cas, il est de votre intérêt de privilégier l’imprimeur en autoédition qui va vous accompagner dans une réalisation de qualité de votre ouvrage, plutôt que celui qui met l’accent sur votre promotion éventuelle auprès des éditeurs.

 

 

Autoéditer son livre
Autoéditer son livre

 

 

L’autoédition comme moyen de faire de la microédition

Saviez-vous que près de la moitié des auteurs publiés par les éditeurs classiques gagnent moins de 900 € nets par an ?

La plupart ne toucheront rien d’autre que l’à valoir qui a pu leur être versé au moment de la sortie de leur livre. Rien d’étonnant donc à ce que 9 auteurs édités sur 10 exercent un autre métier.

Or une activité de microédition peut se révéler beaucoup plus rémunératrice que l’impression à compte d’éditeur pour l’auteur qui sait choisir sa ou ses plateformes d’autoédition. Ainsi, près d’un auteur autoédité sur cinq aurait gagné près de 500 € par mois en 2016. Ce qui constitue un revenu complémentaire bien loin d’être négligeable.

 

Comment ont-ils fait ?

Pour eux l’autoédition est un vrai travail complémentaire. Ce travail commence dès la rédaction de leur ouvrage. Ceux qui réussissent le mieux choisissent, par exemple, de rédiger des séries.  Ils privilégient, également, les créneaux négligés par les éditeurs classiques, comme la fiction ou les romans.

Ils sont, en général, présents sur plusieurs plateformes. Allez savoir pourquoi certains de leurs livres vont se vendre plus facilement sur telle plateforme, plutôt que sur telle autre, et inversement.

De plus, leur activité de microédition est le plus souvent couplée avec l’animation d’un blog personnel et l’envoi régulier de posts sur leurs comptes facebook, instagram ou linkedin.

Les plus organisés vont même jusqu’à s’abonner à des plateformes marketing-tout-en-un qui vont prendre en charge de manière automatisée toute la promotion de leurs ouvrages et en gérer la diffusion, comme n’importe quelle boutique en market place.

 

Attirer un éditeur avec un livre autoédité

Aurélie Valognes, auteur des bestsellers « Mémé dans les orties » et « En voiture Simone », n’est pas la seule à avoir commencer sa carrière d’auteur à succès en s’autoéditant. Sans atteindre les sommets d’Aurélie, Chrys Galia fait aussi un très joli parcours.  Son roman « Parier n’est pas jouer T1 » a déjà atteint les 10 000 exemplaires autoédités.

Un prix littéraire, réservé aux auteurs autoédités, a même été créé pour leur servir de rampe de lancement vers les maisons d’édition classiques. Les derniers lauréats de ce prix « les plumes francophones » ont été David Dolo pour son roman « Hü » et Wendall Utroi pour son roman « La tête du lapin bleu ».

Si vous avez cette ambition d’être un jour publié par un éditeur classique, sachez que certaines plateformes d’autoédition sont mieux armées que d’autres pour vous y aider. Vous y serez mieux référencé.  En outre, si vous avez un nombre respectable de lecteurs, en général, plusieurs centaines, elles peuvent vous assister en tant qu’agent littéraire.

 

auteur autoédité
Le process de l’auteur autoédité

 

Quoiqu’il en soit, il n’est pas rare désormais que les éditeurs prennent l’habitude de faire le tour des bibliothèques des imprimeurs en autoédition.  Ils y repèrent les titres susceptibles de bien marcher et proposent, le cas échéant, de les inscrire à leur catalogue. D’où l’importance, dans ce cas, de vous faire correctement référencé.

 

Les 4 critères d’un comparatif entre imprimeurs de livres en autoédition

 

Pour faire votre comparatif entre les différentes plateformes d’autoédition existantes, il va vous falloir, au moins, en connaître le :

  • Coût à prestation égale.
  • Niveau de qualité de l’auto-édition, offert a minima.
  • Contenu des services annexes.
  • Montant des droits d’auteur reversés (le mieux est qu’ils soient absents)

 

Coût de l’autoédition

Vous devez distinguer le coût de l’impression papier d’un exemplaire de votre livre, du coût de son édition numérique. En général, cette dernière est gratuite. Pour ce qui est de l’impression papier, tout dépend du format choisi, de la qualité du papier, du nombre de pages et du mode de livraison.

Cela peut paraître, dans certains cas, assez coûteux. Cependant, dites-vous bien que l’envoi en nombre de votre manuscrit aux éditeurs, représente aussi un coût non négligeable.

 

Niveau de qualité de l’auto-édition, offert a minima

Il va dépendre des spécificités de l’imprimeur auto-édition choisi par vos soins. Par exemple, CoolLibri, du fait de ses liens avec sa maison mère, une imprimerie réputée, propose une sérieuse assistance technique en matière d’impression papier.

 

Contenu des services annexes d’un imprimeur en autoédition

Ces services sont importants dès que vous envisagez de passer au stade de la micro-édition. Ils le sont, à plus forte raison, si vous cherchez à attirer l’attention d’un éditeur classique.

Les différences entre plate-formes d’autoédition sont plus ou moins marquées.  Selon, par exemple, qu’elles offrent un service de référencement, plus ou moins développé.  Selon, aussi, qu’elles proposent une capacité de distribution, plus ou moins complète, de votre ouvrage et de ses exemplaires.

 

Droits d’auteur en autoédition

Ils sont, de toute façon, plus importants que ceux que vous pouvez recevoir dans le cadre d’un contrat d’édition.  Vous gagnerez autant, par exemple, avec un ebook autoédité et vendu 3,99 € qu’avec un livre imprimé à compte d’éditeur et vendu 20 €.

En général, un auteur publié à compte d’éditeur cède ses droits à l’éditeur, en contrepartie d’un pourcentage sur les ventes HT des exemplaires de son ouvrage. Ce pourcentage varie de 5 à 12 %. La moyenne, pour la plupart des auteurs, se situe autour de 8 %.

 

L'autoéditeur Coollibri ne prend aucune commission ou droit d'auteurs.
L’autoéditeur Coollibri ne prend aucune commission ou droit d’auteurs.

 

Pour ce qui est des montants versés par un imprimeur en auto-édition, ils peuvent varier entre 20 % et 100 % du prix HT des exemplaires vendus. De plus, en tant qu’auteur, vous conservez vos droits. Vous pouvez donc les céder ultérieurement à une maison d’édition. Cela dit, en général, l’édition numérique est beaucoup mieux rémunérée que l’édition print ou papier.

 

En résumé :

L’autoédition est une très bonne façon de satisfaire votre envie d’écrire et de trouver un lectorat.  Elle vous permet de contourner les obstacles des contrats d’édition classique. Elle vous permet, aussi, d’échapper aux coûts, souvent dissuasifs, des contrats à compte d’auteur.

Cela suppose, néanmoins, de choisir de manière raisonnée l’imprimeur en autoédition adapté à votre projet. Autrement dit, sachez ce que vous voulez exactement faire. Prenez, aussi, le temps de comparer les différents services proposés par les plateformes d’autoédition.

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