Vous savez que publier un livre, ce n’est pas si compliqué que ça. Vous avez lu des interviews d’auteurs qui se sont auto-édités comme Sébastien Paas. Et vous avez bien intégré les démarches pour écrire un livre. Mais, l’histoire ? Avez-vous une bonne histoire à raconter ?

Ou bien encore, êtes-vous capable d’inventer une histoire ? Oh, certes, vous avez plein d’idées dans la tête ! Mais, quand il s’agit de choisir laquelle retenir pour votre … roman, récit, biographie ?

Vous voilà bien en peine !  Car, au fait, qu’est-ce que vous voulez écrire, au juste ? C’est qu’on n’écrit pas un roman comme un récit, ni comme une biographie.

C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a tant d’ateliers de « creative writings » ! Revenons à l’histoire. Aux histoires. Car, c’est là qu’est la clef. Ou plutôt les clefs. Celles qui vont vous propulser dans l’écriture de votre livre. Et, en faire, pourquoi pas, un bestseller.

 

Qu’est-ce qu’une histoire ? 

Ecrire une histoire réelle

De prime abord, se poser la question de savoir ce qu’est une histoire peut surprendre. Car, au fond, on a toujours une histoire à raconter. À ses collègues de bureau ou d’atelier. À sa famille ou à ses parents. A ses copains ou à ses copines. Bref, c’est ce qui fait la vie. Et la fortune des bars et l’attrait irrésistible de la machine à café. Entre autres !

Oui mais, de là à raconter les « cancans » du moment dans un livre ! Pas de quoi faire 250 pages. Hors mis, dans un journal intime ou dans un récit. Mais là, on n’invente rien, ou presque. Et ça risque de n’intéresser que peu de monde.

Très bien, mais, alors comment faire pour écrire une histoire qui n’a jamais existé ? A défaut d’un récit extraordinaire comme l’un de ceux écrits par Sylvain Tesson, par exemple. 

 

Ecrire une histoire réelle
Écrire une histoire réelle

 

Inventer une histoire 

Autrement dit, comment écrire une histoire fictive. C’est-à-dire, une histoire qu’il faut inventer de toutes pièces. Présentée comme ça, la tâche peut paraître insurmontable. En réalité, c’est là qu’un écrivain peut donner le meilleur de lui-même.

Pourquoi ? Parce que rien ne peut vraiment entraver sa créativité. Il peut faire voyager ses personnages, dans le temps et dans l’espace, autant qu’il veut, si ça lui chante. Ce n’est là, bien sûr, qu’un exemple. En effet, quand on raconte une histoire fictive, on peut prendre un tas de libertés avec le réel.

Et même, inventer des langues fictives ! Alors comment faire pour écrire une bonne histoire ? Une de celles que les lecteurs ne veulent pas lâcher avant de tourner la page de fin.

 

Inventer une histoire 
Inventer une histoire

 

Les clefs pour écrire une histoire fictive

Se laisser inspirer pour inventer son histoire

La première clef pour écrire une histoire fictive, c’est incontestablement de se laisser inspirer. On dit bien « se laisser » inspirer. C’est-à-dire, laisser l’histoire venir à soi. Et pour cela, il y a deux façons de procéder. On peut s’inspirer de faits réels ou d’histoires écrites par d’autres.

Dans le premier cas, on peut être témoin de ces faits ou en avoir, simplement, entendu parler. Grâce à des témoignages ou à des lectures. Dans le second cas, on se met à lire tout ce qui tombe sous la main de son auteur préféré ou de ses thèmes favoris. À noter qu’on peut faire la même chose avec des séries TV ou des films. 

Que ce soit dans un cas ou dans l’autre, il serait vraiment surprenant qu’à partir d’un certain moment, vous n’ayez pas une envie soudaine d’écrire quelque chose qui soit en rapport avec le « bain » dans lequel vous vous êtes immergé. A supposé, naturellement, que vous vous soyez « programmé » pour écrire !

C’est-à-dire qu’avant de lire et de visionner, vous ayez décidé, fermement, en votre for intérieur, d’écrire quelque chose, après.

 

Ecrire un pitch  

Une fois franchie cette première étape, celle de l’idée, reste à en faire une première formalisation. C’est celle du pitch. Autrement dit, c’est celle des quelques mots jetés sur une feuille de papier, ou dans un fichier de son ordi, où l’écrivain dit de quoi son roman va parler. Et tant qu’à faire, qui correspond à une attente du public.

Et pour cela, rien ne vaut un détour par les dernières parutions des maisons d’édition et leur catalogue. Sans oublier les succès littéraires de l’année. En général, avec un peu d’attention, on y voit ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Cela commence toujours par « c’est l’histoire de … qui … et qui …etc ». Pas besoin d’en faire des tonnes ! Une demi-page suffit ! Et bien évidemment, ce qu’on a écrit, il faut le laisser « reposer ». Ne pas se précipiter tout de go dans l’écriture de son livre ! Car la trame de l’histoire au fil des jours et des rencontres peut changer. 

 

Écrire un scénario 

On peut parler aussi de plan. Mais, l’idée de scénario est plus parlante. D’abord, elle correspond bien à une culture où l’image est omniprésente. Au point qu’il devient plus facile de penser avec des images plutôt qu’avec des mots. 

De ce point de vue, écrire un scénario, cela consiste à visualiser les différents plans, ou séquences, de son histoire. On peut même pour ça, recourir à la technique du « chemin de fer » utilisé par tous les concepteurs de catalogues. 

 

PHOTO TABLEAU "CHEMIN DE FER"
Chemin de fer

 

C’est la meilleure façon de soigner les enchainements, d’entretenir le suspens et de s’assurer de la cohérence de ce qu’on raconte. 

 

Démarrer l’écriture de son livre 

Et on devrait ajouter : et la poursuivre. Démarrer l’écriture d’un livre est souvent laborieux.

Pas simple et parfois paralysant. A tel point qu’on peut avoir du mal à dépasser le syndrome de la page blanche

Mais, bon, là, le remède est connu. Il faut se lancer. Aligner les phrases et les mots.

Sans se préoccuper, à ce stade, du résultat final. Il sera toujours temps de revoir tout ce qu’on a écrit, au moment de la correction-relecture. Quitte même à tout recommencer ! Pas grave, en fait. Car, on est toujours sur la même histoire et on s’y est, en quelque sorte, « rodé ». 

D’autant que démarrer l’écriture de son livre, c’est aussi prendre un engagement. Ou du moins le devrait : celui de le finir. Même si ça peut prendre plusieurs années.

 

Ce qu’il faut retenir pour inventer une histoire

Inventer une histoire, ça peut venir tout seul. Et c’est souvent à l’origine de bien des vocations d’écrivain. Mais, ce n’est pas toujours le cas. Comme toutes les activités humaines, l’invention d’une histoire, ça peut se travailler. Et le résultat de ce travail, qui peut paraître laborieux, dépasse en qualité, la plupart du temps, celui d’un travail plus spontané. 

Vauvenargues ne disait-il pas que :

La science des projets consiste à prévenir les difficultés de l’exécution.

Ce qui est plutôt rassurant pour tous les apprentis écrivains. Par conséquent, ce n’est pas parce qu’on a du mal à démarrer son livre que tout est fichu. D’ailleurs, si on a vraiment du mal à écrire les dix premières lignes de son roman, on peut se contenter, et surtout, se concentrer sur son incipit. Autrement dit, la toute première phrase. Celle qui donne le ton, comme une clef musicale, de tout ce qui va suivre. De ce qui va alimenter, en somme, son inspiration.

Enfin, il faut être indulgent envers soi-même. On ne devient pas Malraux ou Hemingway du jour au lendemain. Et d’ailleurs, si ces grands auteurs classiques peuvent être des exemples et des sources d’inspiration, il n’en reste pas moins qu’on peut gravir, fort heureusement, des montagnes beaucoup plus petites et beaucoup plus modestes, tout en rêvant des hauts sommets de l’Everest. 

L’important, finalement, c’est d’avoir suffisamment d’ambition pour nourrir son projet et le mener jusqu’à son terme. Ce qui est là, il faut bien l’admettre, de l’ordre du moral, et non de l’écriture.

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