Ecrire un roman inspiré d’une histoire vraie, c’est s’inspirer de la réalité tout en laissant parler son imagination. Voici la recette parfaite pour écrire un roman basé sur des faits réels.

Bien sûr, c’est possible sans avoir de soucis avec la justice et dans le respect de la vie privée des individus. Si le pari est réussi, vous pourriez bien écrire un vrai chef-d’oeuvre !

 

Pourquoi écrire un roman basé sur des faits réels ?

La réponse à cette question est toute simple : parce que la vie est une formidable source d’inspiration. La réalité dépasse bien souvent la fiction.

De tout temps, les grands maîtres de la littérature et du cinéma ont pioché dans des faits réels palpitants pour nourrir leur créativité. Il n’y a pas de mal à cela et un écrivain ne doit pas se culpabiliser en se disant que son roman n’est qu’une pâle copie.

D’ailleurs, certains prétendent que l’on n’invente plus rien depuis bien longtemps. Toutes les créations seraient des amalgames de choses déjà créées par le passé. Sans aller jusque là, il est évident que notre imagination se nourrit de tous les faits, les personnes, les histoires, que l’on a vu, écouté et rencontré.

Un bon auteur utilise le terreau fertile de la réalité pour construire sa narration.

De nombreux genres de littérature s’appuient sur des faits réels. Voici les principaux :

Les romans historiques

L’Histoire est un formidable vivier de « petites histoires ». De nombreuses époques palpitantes sont à explorer. Par exemple :

  • L’Antiquité grecque et romaine.
  • La Révolution française.
  • La Renaissance.
  • Les années 60…

Imaginez des personnages passionnants en vous inspirant de portraits de héros des temps passés.

écrire un roman basé sur des faits réels d'une époque particulière
« Ambiancer » son histoire réelle dans l’époque en question.

 

De plus, avantage supplémentaire : vous avez beaucoup moins de chance d’être attaqué pour diffamation si vous écrivez sur des contemporains de Louis XVI ou de Jeanne d’Arc !

 

Les romans noirs tirés de faits divers

Les faits divers sont depuis toujours une grande source d’inspiration pour les auteurs de thrillers, de romans noirs et de romans horrifiques. C’est vrai que notre société n’est pas la dernière en termes d’agressions et de meurtres.

Cependant, les écrivains s’en sont de tous temps inspirés pour concevoir des intrigues qui font frissonner les lecteurs. Attention toutefois : les faits divers, surtout récents, se considèrent prudemment si vous ne voulez pas écoper d’un rappel à la loi pour diffamation.

 

Les romans inspirés d’histoires de vie

Bien sûr, les écrivains se sont également toujours inspirés de ce que vivait leur entourage. Une saga familiale compliquée, une histoire d’amour passionnée, un récit rocambolesque, une véritable success-story…

Tous ces aléas que connaissent leurs proches et les proches de leurs proches nourrissent leur imagination et leur donnent de nombreuses idées de narrations.

 

citation Lavoisier, histoire fait réel, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme
Jusqu’au moindre détail.

 

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Antoine Lavoisier, philosophe, chimiste et économiste français

 

Comment écrire un roman basé sur des faits réels ?

Vous avez décidé d’écrire un roman inspiré d’une histoire vraie ? Voici le mode d’emploi.

Trouver l’inspiration

Tout d’abord, vous devez bien sûr trouver le point de départ sur lequel vous allez bâtir votre roman. Cela peut être un événement historique, le portrait d’une personne inspirante, un lieu où il s’est passé des choses déroutantes…

A vous de voir ! Pour vous aider, lisez des livres et des journaux, regardez des films et des documentaires, parlez à votre entourage ou bien cherchez des lieux insolites.

Soyez à l’affût de l’information qui fera « tilt » dans votre esprit. Une bonne idée consiste à partir en voyage.

Lorsque vous êtes dans un endroit ou un pays qui ne vous est pas coutumier, vous êtes beaucoup plus ouvert aux nouvelles choses.

Qui sait, cela vous donnera peut-être même des idées pour un récit de voyage ?

 

Faire des recherches

Une fois que vous avez trouvé votre point de départ, à vous de faire des recherches minutieuses pour approfondir le sujet. En effet, c’est une responsabilité d’écrire un roman basé sur des faits réels.

Vous ne pouvez donc pas inventer un monde entier comme dans la littérature fantastique. Il vous faut être sérieux pour convaincre votre lecteur.

Si votre roman se déroule à une autre époque, instruisez-vous au maximum sur cette période de l’histoire. Si vous partez d’un fait divers ou de la biographie d’un personnage célèbre, récoltez toutes les informations possibles dessus.

Cela ne veut pas dire que vous ne pourrez pas vous écarter de la réalité… Mais vous savez au moins que vous aurez des bases solides pour créer votre histoire par-dessus.

 

Citation Jessica Walsh, La créativité est établir connections entre les choses
Entre créativité et faits réels, attention aux règles de droit dans le récit.

 

« La créativité consiste seulement à établir des connections intéressantes entre les choses »

Jessica Walsh, graphiste américaine

 

Les questions à se poser avant d’écrire un roman basé sur des faits réels

On ne peut pas faire n’importe quoi quand on écrit un livre inspiré de la vie réelle, au risque de s’attirer des ennuis avec le droit privé. Vous devez donc faire attention à certaines choses.

Peut-on citer des personnes réelles dans un livre ?

« Toute ressemblance avec des personnes réelles ou ayant vraiment existé est fortuite ». Avez-vous déjà lu cette mention au début ou à la fin d’un livre ?

En effet, les écrivains cherchent à se protéger d’un procès pouvant leur être intenté. Mais cette simple phrase ne suffit pas à les prémunir de toute attaque en justice.

Si vous citez des personnes réelles, veillez à ce que leur prénom et nom soit changé. De plus, soyez prudent et ne faites pas un portrait-robot d’une personne existante.

Vous vous devez de changer certaines caractéristiques, que ce soit au niveau de son physique, de son âge, de sa profession ou de son caractère. Nous parlons là des adultes : évitez encore plus de vous inspirer d’enfants que vous connaissez.

 

Quid des faits divers ?

Retenez une règle importante : n’écrivez pas de roman sur un fait divers trop récent ou dans lequel une décision de justice n’a pas encore été rendue. Vous risqueriez d’influencer le cours du procès en donnant votre opinion totalement subjective de la manière dont les choses se sont passées.

Même un écrivain aussi réputé que Régis Jauffret en a fait les frais. Il a été attaqué en justice pour s’être inspiré de l’histoire du banquier Edouard Stern, assassiné par son amante en 2005.

La famille du disparu a jugé qu’il avait manqué à la mémoire du défunt et qu’il avait profité de ce drame pour son propre intérêt financier. Ne perdez donc pas de vue que même si un fait divers vous semble excitant d’un point de vue extérieur, il a causé le malheur des personnes directement impliquées.

 

Peut-on écrire un roman sur un personnage public ?

Le cas d’un personnage public est un peu plus complexe. En effet, on a tendance à penser que ces personnes ont choisi d’être sur le devant de la scène et s’exposent donc volontairement à ce qu’on écrive sur elles.

La loi de 1881 sur la liberté de la presse donne raison partiellement à ce postulat. Vous avez le droit d’écrire sur la « vie publique » d’une personnalité publique, mais celle-ci peut vous intenter un procès si vous abordez sa « vie privée ».

Les décisions juridiques se font au cas par cas.

 

Doit-on demander l’autorisation d’écrire une biographie ?

Si vous comptez écrire la biographie d’un artiste ou d’un homme politique, vous n’êtes pas obligé de demander l’autorisation. La personne est encore vivante ?

Vous pouvez travailler à l’écriture de votre roman en collaboration avec elle… ou non. Si cette personne est décédée, vous n’êtes pas non plus forcé de demander l’autorisation aux ayants droits.

Cependant, vous n’aurez le droit d’utiliser que les éléments publics et accessibles à tous. Si vous souhaitez prendre des extraits d’une biographie écrite par une autre personne ou par la personnalité elle-même, vous serez obligé de demander l’autorisation. Même chose si vous comptez reproduire des extraits de livres ou des paroles de musique.

 

Faut-il craindre d’être poursuivi pour diffamation ou atteinte à la vie privée ?

Voilà désormais une bonne nouvelle : il est assez rare d’être condamné pour diffamation ou atteinte à la vie privée. En effet, les tribunaux sont très prudents avec ces questions et traitent les réclamations au cas par cas.

Il faut que la personne qui porte plainte prouve qu’elle a vraiment subi des dommages dans sa vie privée. Les services juridiques des maisons d’édition reçoivent de nombreuses plaintes, mais peu aboutissent véritablement à une condamnation. Soyez donc prudent, mais ne laissez pas non plus votre créativité être complètement bridée.

 

Ecrire son autobiographie

Sinon, avez-vous pensé à écrire un livre, non pas sur la vie des autres, mais bien sur votre propre vie ? Une autobiographie est intéressante dans deux cas.

 

Autobiographie et écriture d'un roman basé sur des faits réels
Attention aux personnes que l’on cite dans son autobiographie

 

  • Vous avez eu une vie bien remplie et vous aimeriez retranscrire la richesse des relations avec votre entourage et des émotions ressenties au cours de votre existence.

 

  • Il vous est arrivé quelque chose de peu banal ou de vraiment d’incroyable, une expérience que vous aimeriez partager au grand public. Peut-être pensez-vous même que le récit de cet événement pourra aider d’autres personnes.

Evidemment, écrire son autobiographie est un défi passionnant. Toutefois, rappelez-vous que ce n’est pas parce que vous parlez de votre propre vie que vous devez oublier la loi sur le respect de la vie privée.

En effet, votre entourage n’a pas forcément envie d’être cité, peut-être pour des faits qu’il préférerait oublier ou qui sont très intimes. On peut prendre l’exemple de Patrick Poivre d’Arvor.

Il a été assigné en justice par son ex-femme pour avoir rapporté des extraits de leurs correspondances amoureuses dans son roman « Fragments d’une femme perdue ». De plus, faites attention également au titre de votre autobiographie qui doit éviter de heurter la sensibilité de vos proches (exemple : « Ma vie avec un père alcoolique », etc).

 

Des exemples de livres basés sur des faits réels

De très nombreux romans s’inspirent de la réalité. En voici quelques exemples :

  • « Into the wild : voyage au bout de la solitude » de Jon Krakauer : l’histoire d’un jeune homme qui quitte tout pour retourner à la vie sauvage. Il donne toutes ses possessions à des associations caritatives et part sur les routes des Etats-Uni avec le strict minimum. Cette histoire est inspirée d’un fait réel, qui s’est d’ailleurs tragiquement terminé par le décès du jeune homme.

 

  • « La Déposition » de Pascale Robert-Diart : un livre directement inspiré d’un fait divers. Le roman fait référence à l’assassinat d’Agnès Le Roux, riche héritière de la Côte d’Azur, en 1977. Son amant Maurice Agnelet a été tout de suite le principal suspect.

 

  • « Un instant de grâce » de Clémence Bolouque : un roman qui trouve ses sources dans la vie d’Audrey Hepburn. L’auteure s’appuie sur la rencontre entre l’actrice mythique et son père qui l’avait abandonnée pour construire une intrigue émouvante.

 

  • « Shining » de Stephen King : aussi horrible que cela puisse paraître, l’auteur s’est inspiré d’un véritable hôtel. Situé dans le Colorado, ce dernier effrayait les hôtes qui disaient y avoir des visions et des hallucinations morbides…
  • Votre roman qui viendra sûrement s’ajouter bientôt à la liste !

 

82 comments

  1. Bonjour, J’écris des romans sur des personnages ayant existé (annee 1800) :
    le chef indien shawnee tecumseh, le Général Barthelemy Joubert et d’autres sur la révolution française.
    Je n’ai rien publié de peur de poursuite judiciaire.
    Qu’en pensez vous ?
    Merci

  2. Bonjour,
    je voudrais raconter une période de ma vie plutôt douloureuse ou j’ai du énormément me battre contre des personnes malsaines je souhaite l’écrire car d’autres personnes doivent vivre cette situation et c’est un sujet plutôt tabou.
    Je voudrai l’écrire pour soutenir et montrer qu’on est pas seul à se battre…

    1. Bonjour Raven,
      Beaucoup de personnes écrivent le livre de leur combat et nous les soutenons dans l’aventure qui permet souvent de récupérer une stabilité tant désirée autant qu’une meilleure confiance en soi. Le fait pour des gens de trouver quelqu’un qui a vécu les mêmes choses va pouvoir les aider à leur tour.
      Donc à très bientôt pour l’impression de votre livre.
      🙂

  3. Bonjour,

    Qu’en est-il du fait de reprendre des personnalités ayant existé (des personnalités connues, historiques, politiques ou même des écrivains par exemple) pour les intégrer à un univers totalement fictif ? Il s’agirait là d’en faire des personnages à part entière. Est-ce que c’est légal, ce genre de choses ?

    1. Bonjour,
      Merci pour cette question.
      L’idée d’intégrer à des univers fictifs des personnes réelles expose malheureusement l’écrivain à des poursuites pour atteinte à la vie privée. Il est bien sûr possible de modifier leur nom ou leur aspect physique mais en cas de plainte, il sera très délicat et peu recevable d’avancer l’argument de la coïncidence.

  4. Merci de votre réponse !

    Mais est-ce le cas même s’il s’agit de personnalités décédées ? Je pense notamment à une série ayant repris Nikola Tesla dans un univers contemporain et fantastique, justifiant le fait qu’il ait vécu jusqu’à nos jours. Je suppose que le cas des séries américaines est sûrement un peu différent, mais est-ce que cela voudrait dire que le cinéma est plus libre que l’écriture ?

  5. Bonjour,
    J’ai écris ma biographie qui est en ligne chez BoD ( ALBERT), j aimerais la transformer en roman dramatique issu d’une histoire vraie !
    Pouvez-vous me diriger ?
    Cordialement
    Dan

    1. Bonjour Daniel,
      Difficile de transposer une autobiographie en roman. Le rythme, les cadres, les enchaînements sont modifiés et bon nombre d’études ont déjà mis en évidence la complexité de la tâche !
      Transposer une autobiographie en roman dramatique, c’est repartir dans un vrai processus d’écriture au final. Commencez sans doute par déterminer le point de départ de votre histoire, qui peut se situer n’importe où sur la fresque chronologique de l’ensemble et vous aidera à mettre pièce par pièce de l’ordre dans votre structure.
      N’hésitez pas à vous inspirer des différents genres que vous croisez justement, l’autobiographie, le romanromanroman, les mémoiresmémoiresmémoires pourquoi pas qui partent de faits réels pour proposer parfois par la suite tout à fait autre chose. Peut-être trouverez-vous dans ces articles quelques conseils utiles.
      Et un bon personnage principalpersonnage principalpersonnage principal bien sûr pour lier le tout et porter la trame dramatique que vous cherchez à véhiculer.
      Bonnes recherches.

  6. Bonjour, je souhaiterais écrire un roman sur un sujet qui me tient à coeur. Une histoire d’amour, mais le personnage principal ressemble trait pour trait à l’homme que j’ai fréquenté. Je ne sais pas comment faire pour le changer, ni si je cours des risques.

    1. Bonjour,
      Comme indiqué dans notre article, la mention de personnes réelles peut conduire à terme à diverses procédures judiciaires pour diffamation ou bien atteinte à la vie privée. Les issues de ces procès sont plus complexes à définir, tout pourra dépendre de l’intention de nuire à la personne citée dans le livre, mais d’un autre côté, la liberté d’expression est également censée entrer en jeu. Délicat donc. Dans tous les cas, il est toujours préférable de modifier les noms, l’âge, la profession, l’aspect physique, quitte à conserver une similitude s’il s’agit vraiment d’un trait que vous souhaitez donner à votre personnage, mais en incluant le tout au sein de caractéristiques vraiment nouvelles.
      Peut-être trouverez quelques conseils utiles dans notre article dédié à la création de personnage.

  7. Je voudrais savoir comment cela se passe quand on utilise des personnages historiques pour apprendre l’histoire aux enfants par exemple ? Ou pour les inscrire dans un univers fictif.. Quelles sont les choses à prendre en compte ? Merci

    1. Bonjour Nathalie,
      Les libertés de création et d’expression vous permettent d’évoquer librement la vie de toute personne, en particulier s’il s’agit de personnages historiques dont vous relaterez purement et simplement les actes. Pour ce qui est de les inclure dans un univers fictif, attention à la diffamation et à l’injure bien sûr autrement cela e devrait pas poser de problème. N’hésitez pas au besoin à vous rapprocher d’un avocat spécialisé qui sera plus au fait des démarches autorisées ou non.

  8. Bonjour
    Je souhaiterais écrire mon parcours de vie, qui sûrement se terminerait en 5 tomes…lol….mais je souhaiterais mettre les femmes et enfants en garde de mon parcours qui pourrait être leur parcours à eux aussi…mais je ne sais par où commencer sachant que j’ai toujours pris des notes, et j’ai une très bonne mémoire.
    Je souhaiterais avoir des conseils sur les erreurs à éviter et comment écrire le début, mais il faut dire j’ai peur de ce qui ce passera par la suite aidez moi s’il vous plaît.
    Cordialement leïla.

    1. Bonjour Leïla,
      Merci pour vos questions.
      Il n’existe pas de méthode précise pour commencer à écrire un livre, ni d’erreurs spécifiques à éviter hormis peut-être celle de vous perdre dans votre récit et de passer à côté de sa cohérence. Nous vous proposons un article sur la manière de débuter l’écriture justement, peut-être vous sera t-il utile. Pour être impactant, votre début doit aller droit à l’essentiel et poser directement le ton de ce qui va suivre. Il faut que votre message y apparaisse clairement pour être progressivement développé ensuite, et puis évitez le trop plein de mots. Inutile de faire des phrases à rallonge, mettez en avant votre style en particulier s’il s’agit d’une autobiographie. Sachez enfin qu’il existe une application, Le Livre De Famille, tournée vers l’écriture autobiographique qui cherche à aider les auteurs à rassembler leurs idées. Peut-être saura t-elle vous aider ?

  9. Bonjour,
    Comme j’ai pu le lire dans d’autres commentaires, j’ai moi aussi écrit un petit livre sur ma vie en y détaillant les passages très douloureux. J’ai dans un premier temps retracé mon histoire dans ces mots afin de me libérer de tout ce fardeau accumulé pendant tant d’années.
    Cette démarche a été pour moi très salutaire et je me demande aujourd’hui si le fait de publier mon récit ne pourrait pas être bénéfique pour certaines personnes qui pourraient se reconnaître en me lisant.
    Je n’ai cité aucun nom ni aucun lieu afin de préserver mon anonymat ainsi que celui de chaque personne concernée.
    Pensez-vous que ce genre d’écrit « très amateur » et certainement rempli de fautes de construction ou autres vaille la peine d’être rendu public et si oui, comment procéder ?
    D’avance, je vous remercie pour votre retour.
    Cordialement,
    Sylvie

    1. Bonjour,
      Merci pour votre témoignage. Votre projet semble très intéressant. Bien évidemment, toutes les histoires personnelles valent la peine d’être écrites et d’être lues par un public. Nous avons plusieurs articles sur le blog pouvant vous aider dans votre démarche, et notamment un article qui vous explique précisément comment publier un livre.
      Bonne continuation dans votre projet

  10. Un roman basé sur des faits réels, c’est très différent d’une fiction, mais il est intéressant de concilier les deux et de trouver le genre qui convient le mieux a un auteur, en fonction du type d’histoire racontée. Chaque auteur trouve son style d’histoire lui-même en fonction des sujets et des thèmes qu’il aime aborder.

  11. Bonjour !
    J ai commencé a écrire ma propre biographie. Effectivement j’ai eu une enfance difficile, marquée par des violences sexuelles, violences physiques et morales. Mais j’ai du mal à mettre en page. Pouvez-vous m’aidez ? Cordialement cynthia

    1. Bonjour Cynthia,
      Merci pour votre commentaire.
      Avez-vous plutôt du mal à organiser vos idées ou bien est-ce l’aspect technique de la mise en page qui vous pose problème ? Nous vous proposons une multitude de conseils au fil de nos articles, de la meilleure manière d’écrire un livre sur sa vie à la façon de débuter une écriture sans oublier les diverses mentions à inclure ou les formats possibles. N’hésitez pas à puiser là quelques idées. 🙂

  12. Bonjour,
    je voudrais écrire une bd sur Madame Claude, décédée il y a 4 ans, une ayant droit (qui semble anonyme?) mais j’ai lu dans mes recherches qu’elle a fait de son nom une marque déposée, auprès de qui puis je me renseigner pour savoir si je peux quand même utiliser son nom?
    Merci pour vos réponses et pour votre article très bien fait!

    1. Bonjour,
      Pour écarter tout doute, je vous conseillerais de vous adresser directement à l’INPI, Institut National de la Propriété Intellectuelle. Sur leur site, vous trouverez un petit encart sur la droite vous permettant de les contacter par téléphone ou de leur envoyer un message.

  13. Bonjour
    Je suis cadre de santé dans un ehpad. Nous avons été touchés par le Covid 19 et je souhaiterais pouvoir faire un écrit de cette période forte, sous forme de témoignage, mémoires. Que pourriez vous me conseiller ?
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour Morgane,
      En effet, il est important de garder une trace écrite de ces mois difficiles.
      Je vous conseillerais déjà d’organiser vos idées, vos souvenirs, les témoignages de chacun puis de prendre appui sur un souvenir ou une situation en particulier qui constituera le point de départ. Cela peut être n’importe quoi, ce qui vous semblera le plus pertinent, et cela vous aidera à organiser la suite.
      Peut-être trouverez-vous sur notre site des articles qui vous sembleront intéressants, ceux sur la manière d’écrire ses mémoires, les types d’écrits possibles durant la crise ou la façon de commencer à écrire un livre notamment.
      Une très bonne continuation à vous.

  14. Bonjour,
    Je travaille dans un immeuble où vivent des personnes retraitées et j’ai déjà bien avancé l’écriture d’un roman qui relate leurs « petites histoires » et surtout leur comportement, on peine à imaginer tout ce qu’il peut s’y passer et comment se vivent les séniors entre eux. J’ai déjà changé les noms et les apparences physiques mais ma crainte est vis à vis du devoir de confidentialité de mon contrat de travail, je ne voudrais pas avoir des problèmes avec mon employeur. Merci pour votre aide.

    1. Bonjour,
      Difficile à dire malheureusement, je ne voudrais pas vous induire en erreur dans tout ce qui est aspect légal. Si cela est possible, rapprochez-vous directement de votre employeur ou bien posez la question à un professionnel comme un avocat, de nombreuses plateformes vous permettent justement d’écrire directement et de recevoir une réponse.
      C’est un projet très intéressant dans tous les cas, je vous souhaite bonne continuation. 🙂

  15. Bonjour,
    j’écris un livre sur les camps de concentration. je parle de Mengele, Rudolph Hoess , Maria Mandel… Est ce que j’ai le droit de les citer?

    1. Bonjour Johan,
      Je ne pourrais pas vous apporter d’indication précise sur les délais de prescription et sur ce qui pourrait être fait dans ce cas précis, mais à partir du moment où vous relatez simplement les faits historiques, il semble qu’il n’y ai pas vraiment de problème.

      Bonne continuation.

  16. Bonjour,
    J’essaie d’écrire un romans sur la mythologie mais je suis à cours d’idées même avec vos conseils qui m’ont quand même bien aidé.
    Merci.

    1. Bonjour Cilian,
      S’il s’agit de trouver de l’inspiration pour votre histoire, je crains de ne pas avoir d’idée précise à vous proposer hormis de lire, vous rendre sur les lieux qui inspirent pour écrire et de vous renseigner au maximum sur l’époque que vous souhaitez aborder. On écrit toujours mieux bien sûr en connaissant vraiment ce dont on parle. 🙂
      N’hésitez pas ensuite à parcourir nos différents articles afin d’acquérir un peu de méthodologie. Celui-ci par exemple vous conseille sur la manière de décrire un lieu, celui-là vous aiguille sur la manière de concevoir vos personnages.
      Bonnes recherches ! 🙂

  17. Bonjour,

    je suis en train de terminer un livre type autobiographique sur mon enfance et mon harcèlement. Il se compose de 15 chapitres où chaque chapitre concerne une personne.
    Je me suis dit également que partager mon témoignage pourrait être bénéfique dans la lutte contre le harcèlement scolaire, mais je me suis renseigné au sujet de la diffamation, et malgré le fait que j’ai changé tous les lieux et noms, prénoms des personnages, il n’en demeure pas moins que les histoires vécues avec eux ne puissent être changées. Je voudrais faire part de mon expérience dans la vision la plus totale, et donc avec mes ressentis et mes histoires. Mais ai-je des chances d’être poursuivi pour diffamation si je le publie sur un site web, et est-ce que les personnes concernées qui se sont retrouvées peuvent également porter plainte ?
    Merci beaucoup !

    1. Bonjour Eliott,
      Difficile en effet de s’y retrouver. Toute œuvre, à partir du moment où elle fait référence de manière directe ou indirecte à des faits et des personnes réels, engage la responsabilité de l’auteur. Mais d’un autre côté, il y a la liberté d’expression qui entre en jeu. Et d’un autre côté encore, il y a le fait d’avoir volontairement cherché à nuire à quelqu’un, ou d’avoir simplement souhaité relater des événements, comme cela semble être votre cas.
      C’est finalement au cas par cas que s’analyse ce type de différent, mais globalement, il n’est pas impossible qu’il y ait des suites si certaines personnes se reconnaissent, même si les poursuites restent relativement faibles.
      Notez qu’en ce qui concerne la diffamation, le délai de prescription est fixé à 3 mois autrement dit, passés 3 mois, plus personne ne peut s’attaquer à votre récit. Peut-être y a t-il une petite subtilité pour les écrits publiés sur Internet, mes recherches ne m’ont en tout cas pas permis de le dire.
      Bonne continuation.

  18. Bonjour, je suis artiste et j’aimerais savoir si les mêmes sont valables pour la bande dessinée? Car je suis entrain d’illustrer l’histoire vraie d’une femme soldat. Quelle est la vraie phrase pour signaler la véracité de l’histoire?

    1. Bonjour Paul,
      Oui tout à fait, ce qui est dit ici s’appliquera de la même façon à la bande dessinée.
      Je pense que la simple mention « Inspiré de faits réels » pourrait convenir, qu’en pensez-vous ? 🙂

  19. Bonjour 🙂

    Merci pour cet article plein d’informations utiles! J’ai découvert l’histoire de deux sœurs dans la presse, il y a 8 ans, qui ont eu des vies bien rocambolesques. J’ai recoupé toutes les informations que j’ai pu trouver dans la presse et dans différents médias et je souhaiterais en faire un roman. L’une des deux protagonistes est décédée il y a 25 ans, est-ce que je peux quand même écrire une version romancée de leurs vies à partir des recoupages et des informations trouvées ou dois-je entrer en contact avec les ayants-droits? Merci beaucoup de votre retour 🙂

    1. Bonjour Sarah,
      Non, comme indiqué dans l’article, étant donné que vous vous appuyez sur des données publiques obtenues ça et là dans la presse, et que vous souhaitez simplement relater des faits, il n’est pas nécessaire d’entrer en contact avec les ayant-droits. Il pourrait être intéressant de les contacter pour obtenir davantage d’informations et enrichir votre ouvrage mais ce dont vous disposez déjà vous permet d’amorcer l’écriture sans souci. 🙂
      Bonne continuation.

  20. Merci beaucoup Carolina pour votre prompt retour! Hâte d’amorcer l’écriture! Bonne soirée et bonne continuation sur le blog

  21. Bonjour,
    Diagnostiqué autiste asperger il y a deux ans, j’ai décidé d’écrire mon autobiographie pour raconter mon parcours.

    J’ai plusieurs questions (sans vouloir abuser).
    1 – J’ai cité les prénoms de mes proches dans le livre pour des anecdotes de souvenirs de vacances par exemple (grands-parents, oncles et tantes, cousins cousines). Dois-je demander leur autorisation ? Je ne dénigre pas, je raconte justement de bons souvenirs.
    2 – Comme beaucoup d’asperger, j’ai des difficultés au travail. Je parle donc de l’entreprise dans laquelle je suis salarié (grande entreprise de l’aéronautique, je ne cite pas le nom dans le livre), en expliquant les réorganisations permanentes qui sont contraires à mon fonctionnement, ainsi que certains manquements que j’avais dénoncés et qui n’avaient pas été entendus, jusqu’au jour où, certaines non-conformités ont été commises. Dans mon livre je parle de « Non-conformités potentielles » et je n’affirme pas qu’elles étaient avérées, bien que dans la réalité, elles l’étaient.

    J’ai changé tous les prénoms des gens de l’entreprise, et mon intention n’était pas de la dénigrer, mais plutôt de mettre en avant certaines maladresses en lien avec la méconnaissance de mon syndrome. Je relate des discussions avec mon responsable sous forme de dialogues, ainsi qu’avec le responsable des ressources humaines. Ces dialogues permettent de mettre en avant la difficulté de compréhension de mon handicap.

    Est-ce que vous pensez que je risque une procédure judiciaire ?
    Je ne cite pas l’entreprise, je dis juste que c’est une entreprise dans le milieu de l’aéronautique de ma ville, sachant que nous avons 4 entreprises de ce domaine dans ma ville. J’ai changé les prénoms.

    On m’a dit que tant que je ne marquais pas sur mon livre « Autobiographie », je ne craignais rien, qu’en pensez-vous ?

    Merci de votre aide.

    1. Bonjour Mathieu,
      Merci pour vos questions.

      À partir du moment où vous relatez simplement des faits, il n’est pas nécessaire de demander l’autorisation aux personnes mentionnées directement et indirectement, qu’il s’agisse de votre famille ou du cadre professionnel.
      La mention « Autobiographie » ou non ne change selon moi pas grand chose, mais je ne vois pas de risque potentiel lié à votre projet dans ce que vous m’avez décrit. Difficile en revanche d’anticiper la réaction des personnes qui pourraient se sentir visées, mais il ne me semble pas que cela puisse aboutir à procédure judiciaire.

      N’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel du secteur juridique pour des réponses plus précises, je ne dispose peut-être pas des connaissances suffisantes sur le sujet et ne voudrais pas vous induire en erreur. 🙂

  22. Bonjour,

    Je suis en train de réfléchir à une fiction qui se déroulera pendant la Révolution Francaise. Etant donné la place importante du contexte historique,il me sera indispensable de mentionner certains personnages historiques tels Robespierre ou Louis XVI.Ces derniers feront à la limite de brèves apparitions,mais n’auront pas de place majeure. Ai-je le droit de les citer ?

    Merci d’avance pour cette réponse

  23. Bonjour, j’envisage de créer un livre qui servira de support pour un projet événementiel sur le thème de la piraterie. Pour cela, je souhaiterais romancer la vie d’un marin du XVIIIè siècle, qui a vraiment existé. Il a fait partie de l’Expedition autour du Monde, mandatée par Louis XVI au comte de Lapérouse, mais – et c’est là que le roman commence – malade, il aurait été contraint de rester en Australie, dernière escale avant le naufrage de l’expedition dans l’archipel des Vanuatu. Je raconte alors sa vie sur place, puis en Asie, en Inde et enfin sa conversion à la Piraterie. Cette personne étant identifiée par son vrai nom et prénom, sa date de naissance approximative et son lieu de naissance, dois-je craindre des poursuites de ses éventuels descendants, sachant que personne ne peut prouver le caractère véridique ou non de mes propos?

    1. Bonjour Arnaud,
      Il n’est pas interdit de mentionner des personnages ayant vraiment existé, d’autant qu’il s’agit d’un ouvrage historique à resituer dans un contexte précis avec d’autres personnalités.
      Les choses deviennent un peu plus délicates à partir du moment où romancez certains faits, mais s’il s’agit d’un récit d’aventures qui ne vise pas à critiquer ou à salir le dit personnage, il n’y a à mon sens pratiquement aucun risque.

  24. Bonjour,
    J’ai 3 questions :
    1/ Est-il possible de citer le nom d’un restaurant ou d’un commerce dans un roman inspiré de fait réels , en situant le commerce à l’emplacement exacte où il se trouve dans la vraie vie ?
    2 / Est-il possible d’utiliser le nom d’un commerce pour le titre du roman sans l’accord écrit du propriétaire ?
    3/ Est-il possible d’utiliser le nom d’un village pour le titre d’un roman ( sans accord écrit des autorités territoriales )?
    merci pour votre réponse !
    Bien cordialement
    Charles

    1. Bonjour 🙂
      Pour ce qui est de citer le nom d’un commerce, d’un restaurant, d’une rue, d’une personne, cela ne pose pas de problème.
      Quant à l’utilisation du nom d’un commerce ou d’un village comme titre, à priori rien ne l’interdit non plus sur le plan juridique. Il me semble cependant plus prudent ne serait-ce que d’en informer les acteurs concernés.
      N’hésitez pas à vous renseigner davantage ou à poser vos questions à des professionnels du droit.
      Bonne continuation !

  25. Bonjour Carolina,

    Je rédige actuellement un article sous forme d’histoire romancée et basé sur des faits réels.
    J’ai pris soin de modifier les noms, les lieux et l’époque.
    Toutefois, je n’exclue pas la possibilité qu’au moins 1 personne puisse s’identifier. C’est une personne assez connue en France et je ne suis pas vraiment confiant.

    Serait-ce possible d’en discuter ?

    Cordialement,

    1. Bonjour,
      Merci pour votre question.
      La mention d’une personne connue n’est absolument pas interdite à partir du moment où vous y faites référence sans chercher à lui nuire ou à ternir son image. Est-ce bien le cas ? Autrement effectivement, la mention est un peu plus délicate.

      Bonne écriture !

  26. Merci pour votre réponse,

    Disons qu’il s’agit plutôt d’une satire. Rien d’humiliant bien sûr, ce n’est pas le but. Mais par exemple le médecin devient un druide nommé Merlin, un internaute devient « Scapin » etc…
    C’est surtout beaucoup de dérision, un peu de moquerie.

    Ce n’est ni plus ni moins qu’une interprétation personnelle de certaines querelles sur les réseaux sociaux…

    Cdt,

    1. Bonjour à nouveau et merci pour ces précisions.
      Très honnêtement, je ne suis pas suffisamment au fait des aspects légaux pour vous répondre avec certitude. Toute interprétation personnelle peut me semble t-il se rapporter à de l’injure, aussi je vous dirais de rester prudent.
      N’hésitez pas surtout à vous tourner vers un expert juridique, certaines plateformes vous permettent de poser directement vos questions !

      Bonne continuation.

  27. Bonjour.

    Je suis en train d’écrire un roman autobiographique traitant de la violence conjugales, des pervers narcissiques, etc. Quid quant à mon ex conjoint, même si je n’utilise aucun prénom dans mon roman ? Que je ne le décris pas précisément (hormis « brun, petite 20aine », fumeur). Cela constitue-t-il une infraction à la vie privée que de divulger ses agissements à mon égard ?
    Sachant que je me suis inspirée de journaux intimes que j’ai écris à cette période de ma vie.

    D’avance merci
    Alika.

    1. Bonjour Alika,

      Je ne dispose malheureusement pas suffisamment de connaissances légales me permettant de vous répondre avec précision. Il me semble malgré tout que même insinué ou déguisé, le rapport de ce type d’événement peut être assimilé à de la diffamation si la personne concernée était amenée à se reconnaître.
      Malgré tout, beaucoup de facteurs entrent en jeu par la suite, n’hésitez pas à poser vos questions à un avocat ou un expert juridique qui saura beaucoup mieux vous renseigner.

  28. Bonjour,
    J’ai commencé à écrire un livre basé sur ma vie personnelle. J’ai été victime de violence conjugale et à travers ce livre j’aimerais pouvoir aidé des femmes/ hommes qui subissent Des violences de cette ampleur.
    J’aimerais savoir si il y a des personnes qui sont aptes à m’épauler et comment m’y prendre.
    Merci beaucoup

    1. Bonjour,
      Et bravo pour votre projet.

      Vous trouverez au fil de nos articles toutes sortes de conseils qui répondront peut-être à certaines de vos questions. N’hésitez pas à me poser également des questions précises afin que je puisse mieux vous aiguiller.
      Également peut-être y a t-il des forums d’écriture dont certaines rubriques pourront correspondre à votre projet, n’hésitez pas à les parcourir et à vous y inscrire afin d’échanger avec d’autres personnes.

      Bonne continuation.

  29. Bonjour j’ai écrit un livre, qui parle de mon parcours avec la justice et les personnes concernées comme les gens impliqués, le juge, procureur de la couronne, mon avocat, et certaines personnes de mon entourage impliquées ou témoins. Si mon histoire est tirée de faits réels et vécus, et que le tout a été public, est ce que j’ai le droit de citer quand même les noms des personnes ainsi que les endroit ou les publications impliquées dans la cause?

    1. Bonjour Gilbert,
      Merci pour votre question.
      S’il ne s’agit que de relater des faits, rien ne s’oppose vraiment à votre récit mais prudence tout de même. Je vous inviterais plutôt à poser vos questions à un expert juridique. 🙂
      Bonne continuation.

  30. Bonjour, j’aimerais faire une sorte de réécriture de certains personnes de la mythologie grecque, j’ai gardé leurs prénoms et noms initials ainsi que leurs roles, la différence c’est que j’ai rajouter un peu plus de fantaisie et changer le destin de certains, je voulais donc savoir si cela était interdit ou me causerait préjudice? Cordialement

    1. Bonjour,
      Merci pour votre question, même romancée votre réécriture ne devrait pas vous causer de souci, vos personnages étant tirés comme vous l’avez souligné de la mythologie. N’hésitez pas à vous rapprocher d’un expert juridique en cas de question plus précise, et bonne écriture à vous ! 🙂

  31. Bonjour,
    Je souhaiterais faire un roman ou une nouvelle à partir d’un enregistrement de mon grand-père qui raconte son évasion d’un camp de prisonnier pendant la seconde guerre mondial. Je n’ai pas la prétention de pouvoir le faire et je recherche quelqu’un pour m’aider si vous pouviez me conseiller.
    merci,
    MC

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. Nous évoquons dans cet article-ci la manière de rédiger un livre sans l’écrire soi-même, en faisant appel à une autre plume, peut-être y trouverez-vous quelques pistes de recherche !

      Très bonne continuation.

  32. Bonjour
    La définition du roman : Un roman est une œuvre fictive, bien qu’il puisse se baser sur des faits réels.
    Puis-je préciser que mon roman est basée sur des faits réels, sans que ce ne soit vrai ?
    J’adore écrire sur la vie simple des gens, la vie de tous les jours, (pas à partir de célébrités et/ou de faits divers)
    en y ajoutant quelques anecdotes à ma sauce. (vraies ou fausses)
    Enjoliver l’histoire ou au contraire l’assombrir.
    En somme, je veux faire croire aux lecteurs que l’œuvre fictive que j’écris est une histoire vraie. Est-ce permis ?
    (Les gens préfèrent lire des histoires vraies/vécues)
    Personne ne peut vérifier ou se reconnaitre (ou au contraire tout le monde peut se reconnaitre un peu)
    de ce fait mon récit ne peut pas être diffamatoire non plus.
    Plus précisément je voudrais écrire de fausses biographies.
    J’utilise des noms et des prénoms au hasard, mais certainement que des personnes s’appellent ainsi dans le monde.
    Est-il alors plus prudent de mettre : Sandrine B. , plutôt que de mettre Sandrine Bribin ? (par exemple)
    Pour les adresses inventées , je m’assure qu’elles sont fausses. (ou je mets des pointillés : rue F——– à S———-)
    Merci et bonne journée
    Cordialement

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire. 🙂
      Les noms et prénoms choisis au hasard n’auront pas d’importance, certaines personnes pourraient effectivement s’y reconnaître mais cela n’empêchera pas qu’il s’agisse initialement d’une identité de fonction donc pas d’inquiétude. 🙂
      Quant à la mention « basé sur des faits réels » sans que cela ne soit vrai, je dirais qu’il vaudrait mieux ne pas l’inclure. Votre histoire, bien qu’ancrée dans la réalité, sort de votre imagination et la mention « basé sur des faits réels » a justement pour but d’éclairer le lecteur sur ce qu’il s’apprête à lire, et non pas de l’égarer. Peut-être d’autres personnes pourront-elles mieux vous renseigner.

      Bonne continuation à vous !

  33. Merci pour votre réponse
    Comment pourrais-je égarer le lecteur si celui-ci ne peut pas savoir que c’est une fausse biographie ?
    Mes histoires sont plausibles et certainement que des personnes ont dû les vivre dans ce monde.
    Ceci dit, je pourrais peut-être éviter de préciser « vrai » (mais est-ce vraiment interdit ?)
    Dans ce cas, au lecteur de croire que cette histoire est vraie ou fausse.
    Par exemple : J’écrirais juste en début de préface : « Voici l’histoire de Jean.G, vétérinaire au Guatemala »

    Qu’en pensez vous ?
    Merci

    1. En effet, le terme « égarer » était peut-être un peu fort, tout du moins la mention « basé sur des faits réels » ne devrait-elle poser de problème à aucun lecteur. Simplement, elle évoque implicitement une forme de contrat de confiance qui différencie ce type d’œuvres des ouvrages de fiction pure.
      Vos histoires sont ancrées dans le réel, à notre époque, comme le sont bien d’autres histoires qui restent malgré tout de la fiction. Cependant, pour être tout à fait honnête, il ne s’agit là que d’un avis personnel, je ne suis pas au courant d’une quelconque interdiction qui vous empêcherait de faire passer une fausse biographie pour une vraie. 🙂
      En revanche, le type d’indication proposé en début de préface semble convenir tout à fait cette fois !

  34. Bonjour Carolina
    Plusieurs questions en une : j’ai été marquée dans les années 70 par un fait divers qui s’est déroulé dans la région.
    Je suis en train d’en faire un roman en changeant les noms des protagonistes. Ces personnes sont peut-être toujours en vie car elles étaient ados à l’époque et après des années de prison, elles ont le droit d’être oubliées.
    J’aurais aimé garder les lieux que je connais très bien mais je pressens qu’il me faudra les changer.
    Dois je aussi changer l’âge que ces personnes avaient à l’époque ainsi que leur description physique bien que 50 ans soient passés ? J’ai glané dans un premier temps, tout ce que je pouvais trouver sur l’affaire dans des archives d’articles de journaux. Là, pas de soucis, c’est du domaine public. Où cela se corse et demande votre aide : en cherchant sur internet, je suis tombée sur un essai qu’une psychanalyste avait écrit à l’époque sur cette affaire en rencontrant une des protagonistes. Je me suis procurée l’ouvrage. Du pain béni pour moi qui m’en apprend beaucoup sur l’une des personnes qui sont deux. Ma question : puis-je je me servir de ces informations en les romançant et en les incluant dans le reste de mon livre inventé ? L’auteur de cet essai est décédé et la maison d’édition n’existe plus. Ou dois-je me contenter que des articles de journaux et la seule imagination, difficile maintenant que je connais la genèse véritable de l’histoire…

    1. Bonjour Tina,
      Merci pour votre question.
      S’agissant de faits réels que vous entendez simplement relater en y ajoutant un peu de fiction, cela ne pose pas de problème. Il ne s’agirait visiblement pas d’une volonté de nuire à l’un ou l’autre des protagnonistes, aussi rien ne vous empêche de conserver les lieux ou les descriptions physiques si vous le souhaitez. Quant à l’essai, le droit d’auteur a toujours cours bien que la personne soit décédée, mais il ne serait question ici que de vous appuyez sur vos lectures pour développer votre propre récit, et rien une fois encore ne semble s’y opposer. 🙂
      Je vous souhaite une bonne écriture.

  35. Bonjour et merci pour cet article et la publication des échanges, c’est très instructif. Comme beaucoup d’entre nous j’envisage de proposer un écrit à l’édition. J’y relate des années compliquées de ma vie et le travail de reconstruction. Je compte le proposer sous un autre nom que le mien, ai changé les noms des interlocuteurs sauf 1 personne qui m’a beaucoup aidée. Je vais lui demander en premier lieu si elle accepte que je la cite et lui demander de lire mon écrit afin qu’elle m’autorise ou non à aller plus loin. Par contre je cite un écrivain et artiste qui m’a inspiré. Dois-je obtenir son accord pour le citer (j’évoque son livre avec bienveillance) ? Merci

    1. Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre commentaire. Vous pouvez tout à fait citer un artiste sans lui demander son accord dans ce cas-ci. 🙂 Je vous souhaite une très bonne continuation dans votre projet !

  36. Bonjour Carolina,
    Je suis en train de terminer un livre sur un fait réel de ma vie: mon combat, après le décès de ma fille de 35 ans, pour obtenir la garde de mon petit fils, et son rapt par son père.
    La prudence est de rigueur, car le père ne me fera pas de cadeau s’il lit mon livre.
    J’ai modifié les noms, les prénoms, les endroits, mais j’ai conservé les dates, car je reprends souvent les dates des jugements.
    Pensez vous que je prenne un risque de condamnation si je suis poursuivie?
    Merci infiniment pour votre réponse.
    Marie

    1. Bonjour Marie,
      Merci pour votre commentaire.
      S’agissant d’un simple récit de faits réels, non, je dirais que vous ne risquez pas grand chose. Quand bien même le père ou une autre personne souhaiterait engager des poursuites après la lecture, cela n’aboutirais pas à une quelconque condamnation. Toutefois comme vous le soulignez, la prudence est de rigueur et je ne peux que vous inviter à vous rapprocher d’un expert juridique qui saura bien mieux que moi vous éclairer sur ce point.

      Très bonne continuation.

  37. Bonjour, je suis en train d écrire un roman sur un fait de résistance de la seconde guerre mondiale. Le fil rouge du roman est une dame qui est toujours en vie et que j avais interviewé il y a quelques années. Il est à destination des élèves du département et retrace donc les faits avec exactitude, en plus de son itv j ai aussi fait des recherches aux archives, contacté d autres résistants, etc…
    Est-ce que je dois avoir l’autorisation écrite de cette dame pour pouvoir éditer ?

    1. Bonjour Yannick,
      Puisqu’il ne s’agit que de relater des faits non, une autorisation ne sera pas obligatoire. En vous souhaitant une bonne continuation dans ce projet !

  38. Bonjour,
    Récemment, une amie m’a demandé d’écrire un livre sur l’intimidation qu’elle a vécue au secondaire et qui l’a très fortement marquée. Ayant étudiée dans ce domaine, je lui suis très reconnaissante d’avoir pensé à moi, cependant ce sera la première fois que j’écris un livre et j’aimerais savoir si le fait de raconter son histoire avec les faits véridiques (elle veut même que je dise son vrai nom et aussi que je remercie des personnes qu’elle même remercierait) relève davantage du roman basé sur des faits réels ou plutôt de la biographie? J’ai déjà un enregistrement sur lequel elle me raconte toute son histoire… Merci d’avance pour votre réponse

    Stéphanie

    1. Bonjour Stéphanie,
      Merci pour votre commentaire. Tout dépend de ce que vous ferez de l’histoire que votre amie vous a racontée. 🙂 S’il s’agit uniquement de raconter les faits, effectivement nous parlerons de biographie. Un roman basé sur des faits réels prendra son point de départ dans des événements passés mais comportera également une part de fiction.
      Compte tenu de ce que vous décrivez, je pencherais plutôt pour la biographie, à vous de voir ce que vous ajouterez ou non dans votre écrit. 🙂

  39. bonjour,
    je termine un livre autobiographique, dans lequel je cite 3 médecins je leur ai demandé leur autorisation par écrit en leur joignant bien les phrases les concernant (il me l’on donnée) donc là je pense qu’il n’y a pas de soucis, par contre bien sur je cite des personnes ayant fait partie de ma vie mais je ne donne pas leur prénoms, je dois quant même leur demander l’autorisation?

    1. Bonjour Dominique,
      Merci pour votre commentaire, dans ce cas de figure-ci non, il ne sera pas nécessaire de demander des autorisations supplémentaires.

  40. Bonjour ! je suis une jeune de 14 ans et je viens de finir mon premier roman (yay !) et je commence mon deuxième. Malgré mon jeune âge j’ai vécu des choses très compliquées et il y a u,e relation dont j’aimerais parler… Est-ce que je peux en parler, la décrire telle quelle, même si cela reste de la fiction (par exemple si j’y ajoute des évenements, je change un peu la chronologie et l’autre protagoniste de la relation)… C’est pas très clair alors voici ma question : Puis-je si je change les caractéristiques de quelqu’un décrire notre relation de façon hyper véridique ?
    Merci encore pour votre super article, et site (vous m’avez pas mal aidé pour mon premier roman aha)
    Bon confinement 😉

    1. Bonjour Eloïse,
      Merci pour votre commentaire !
      Oui tout à fait, cela ne pose aucun problème puisque vous ne faites que relater certains faits (même en y incluant un peu de fiction).

      En vous souhaitant une très bonne continuation pour ce nouveau roman ! 🙂

  41. Bonjour.
    Je suis en train d’écrire un livre sur la vie de ma mère récemment décédée et j’aimerais juste savoir si je peux donner le véritable nom des protagonistes de l’histoire qui se trouvent être les membres de ma famille. Merci pour votre réponse. Amicalement.

    1. Bonjour Gladys,
      Oui cela ne semble poser aucun souci. N’hésitez pas éventuellement à en discuter avec eux afin de vous assurer que cela ne gêne personne. 🙂
      Bonne écriture.

  42. Merci pour le renseignement. Cela m’est réellement très utile. Bonne journée et peut-être… à bientôt ?

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